Les Prières froides
Adversaire LA MAIN SUR LA RAMPE
palier 3
categorie solo
rubrique III — la logée (20 journées, contestées)
source création originale — voir ../univers/le-miasme.md, ../bestiaire/la-logee.md et ../sessions/hors-arc-ca-prend-combien-de-temps.md

Palier 3 · Solo
Au bas de la cage d'escalier de l'échelle des Boisseliers, posée sur le pilastre de la rampe, il y a une main.
Elle est à la hauteur d'une petite vieille. Elle ne bouge pas, elle ne serre pas, elle ne fait rien. Quarante ménages passent devant tous les jours et posent la leur à côté sans la voir, et s'arrêtent, et se racontent où ils en sont — trois minutes, jamais plus — puis montent.
C'est le seul endroit de l'échelle où les gens se parlent encore.
Motivations & tactiques : attendre · ne pas se défendre · ne pas lâcher la rampe · savoir comment ça finit
Difficulté : 17 | Seuils : 19/36 | PB : 7 | Stress : 5 ATT : — | Aucune attaque. (voir Aptitudes)
Expérience : Quarante ménages +4 · Je n'ai pas fini d'écouter +3
Aptitudes
On s'arrête — Passive. Quiconque atteint le bas de l'escalier s'arrête et parle trois minutes. Les PJ compris , la première fois, sans jet et sans s'en apercevoir : le MJ joue la conversation et ne la commente pas. Personne ne peut engager un combat à moins de trois pas du pilastre. Pour l'attaquer, il faut sortir de l'échelle et revenir avec l'intention déjà prise — c'est-à-dire s'éloigner volontairement du seul endroit chaud de la rue.
Elle ne se défend pas — Passive. Elle n'a aucune attaque, n'en aura jamais, et chaque coup porte. Ses PB ne mesurent pas une résistance : ils mesurent le temps que ça prend. Le MJ demande au joueur de décrire chaque coup , un par un, jusqu'au dernier.
Ce qu'elle voulait savoir — Réaction, 1 Peur. La première fois qu'un PJ la frappe, il reçoit la chose en entier : quarante ménages, quatorze histoires interrompues, et rien qui le concerne. 2 Souillure , et le joueur doit dire à voix haute une chose dont il ne connaîtra jamais la fin. Pour un PNJ, c'est mortel — c'est comme ça que Bertaud est mort.
Qui l'a eue — et la personne est morte
Qui : Perrenelle Ausset , dite la mère Ausset , soixante-dix-neuf ans, rez-de-chaussée gauche. Morte au printemps, dans son lit, entourée. Tout le monde est venu.
Ce qu'elle faisait : elle se tenait au bas de l'escalier, la main sur le pilastre, quarante ans, et elle attrapait les gens au passage.
Le sentiment : elle voulait savoir comment ça allait finir. Pas de la curiosité méchante, pas du commérage : quarante histoires en cours, suivies une par une pendant quarante ans. Elle en avait quatorze d'inachevées le jour de sa mort.
L'objet : le pilastre de la rampe. C'est pour ça qu'elle ne bouge pas.
Domaine de l'esprit libéré : aucun. Elle est morte et elle n'a jamais été là-dedans : ce n'est pas elle, c'est ce qu'elle voulait. Il n'y a personne à appeler et tenter la Veille coûte 1 Souillure pour rien.
Rubrique III, et la règle que l'Office ignore : une logée est une bête dont le propriétaire est mort (`la-logee.md`, `../regles/la-chasse.md` §3) . L'Office croit que c'est une affaire de lieu. Ferry Naudin y a envoyé cinq hommes en deux semaines et en a perdu un.
Ce qui se passe à 0 PB
La main n'est plus là.
Il n'y a aucun effet immédiat : l'escalier reste un escalier, il y fait la même température, personne ne remarque rien ce soir-là ni le lendemain.
Trois semaines plus tard, on ne s'arrête plus en bas. Personne ne le décidera, personne ne le dira, personne ne fera le rapprochement. Les gens monteront, c'est tout.
Note de corruption
Rester une scène au bas de l'escalier : aucune Souillure . Il n'y a rien de mauvais là-dedans. La frapper la première fois : 2 Souillure (Aptitude) . La veiller : 1 Souillure , sans effet. L'abattre : aucune Souillure, vingt journées si l'estimateur est de bonne humeur, et la prime de clôture de l'échelle , qui est le vrai motif de tout ce qui s'est passé aux Boisseliers.