Les Prières froides
Adversaire CE QUI ATTEND AU SEUIL
palier 4
categorie solo
source création originale — arc IV. Cadre canon : 468_lael_l02 p.6-7 (les serviteurs bloqués à l'intérieur, les fuites du Verrou)

Palier 4 · Solo
Ce n'est pas ce qui entrerait si le Verrou cédait. Le cadre est explicite : cette chose-là ne se décrit pas, et la campagne ne la met jamais en fiche.
Ceci est un héraut : quelque chose qui a réussi à passer une partie de soi par la fissure, et qui n'a pas assez de place pour le reste. C'est un doigt dans l'entrebâillement d'une porte.
Il n'a pas de forme stable et ce n'est pas de l'esbroufe : il a des formes successives , toutes empruntées, toutes reconnaissables. Il prend l'apparence de ce que les PJ ont déjà perdu, sans malice — il utilise ce qui traîne, comme on s'habille de ce qu'on trouve.
Motivations & tactiques : occuper, s'élargir, emprunter des visages, ne pas comprendre qu'on lui résiste
Difficulté : 20 | Seuils : 35/70 | PB : 11 | Stress : 8 ATT : +6 | Ce qui passe : Très longue portée | 2d12+5 mag
Expérience : Ce qui traîne ici +5
Aptitudes
Emprunté — Passive. Au début de chaque scène, le MJ lui donne l'apparence d'un mort de la campagne — un esprit du reliquaire d'un PJ, un PNJ perdu, le Prix de quelqu'un. Ce n'est pas cette personne et ça ne prétend pas l'être : c'est une forme reprise, mal portée . Le PJ concerné a un désavantage sur ses jets d'attaque contre lui tant que la forme dure.
Il n'entre pas, il s'élargit — Passive. Il ne peut pas quitter la brèche ni la fissure d'où il vient. Reculer suffit toujours. Le prix est de ne pas passer.
Il prend la place — Action, 1 Peur. La brèche gagne un rang de portée. Si elle atteint le bord des gradins du Châtiment, la Ferveur perd 1 point. C'est la vraie menace : ce n'est pas un tueur, c'est une horloge.
Attention — Réaction, 2 Peur. Il cesse tout et fait attention à un PJ, exactement comme au bout du fil en séance 9. Chaleureusement. Le PJ marque 4 Souillure, et tous les autres marquent 1 Stress rien qu'à le voir se produire.
Qui il était
Rien. Et cette fois la réponse n'est pas décevante, elle est terrible : un Veilleur qui tente de le veiller trouve quelqu'un — plusieurs, en fait, empilés — et aucun d'eux n'est mort.
Il n'y a pas de fin à leur rendre. Le pouvoir des PJ s'arrête là, définitivement, comme il s'est arrêté sur le templier noir en arc III et sur la brèche elle-même. Le PJ qui essaie marque 2 Souillure et sait, sans qu'on le lui dise, que veiller n'a jamais été un pouvoir sur le monde. C'était un pouvoir sur les morts d'ici.
Comment le jouer
Il est écrit pour être repoussé, pas tué. Un groupe de palier 4 peut le vaincre, et le MJ ne doit pas l'en empêcher — mais il revient, parce que la fissure, elle, est toujours là.
Jamais plus d'une scène par séance. Deux le banalisent.
Il ne parle pas. S'il emprunte le visage de quelqu'un qui parlait, il ne se sert pas de sa voix : ça, il ne sait pas faire, et c'est ce qui rend la chose supportable.
Il n'est pas méchant , comme le Litho de l'arc I n'était pas méchant, comme le Bordé n'était pas méchant. La campagne finit comme elle a commencé.
Note de corruption
Le voir : 1 Stress. Le voir prendre le visage de son propre Prix : 1 Souillure , et ce n'est pas négociable. Tenter de le veiller : 2 Souillure et la limite.