Les Prières froides
Adversaire LA BÊTE D'ENTRETIEN
palier 3
categorie solo
source création originale — arc III. Cadre canon : lael_01 p.76-77 (Office royal-divin des créatures étranges, Ménagerie de l'étrange sous le palais)

Palier 3 · Solo
Elle sort d'une cave à la troisième heure, dans un quartier pauvre choisi pour trois raisons : peu de guildes, peu de témoins fiables, beaucoup de dévots.
On ne sait pas ce que c'est, et c'est délibéré : l'Office royal-divin des créatures étranges garde sous le palais, à la Ménagerie de l'étrange , ce qu'il ne parvient ni à classer ni à disséquer. Celle-ci y est depuis quarante ans. Elle a un numéro. Elle n'a jamais eu de nom.
Motivations & tactiques : sortir, aller vers le bruit, mordre ce qui bouge, s'arrêter devant les enfants
Difficulté : 17 | Seuils : 20/35 | PB : 9 | Stress : 5 ATT : +4 | Ce qui lui tient lieu de mains : Mêlée | 2d8+4 phy
Expérience : Quarante ans dans le noir +4
Aptitudes
Elle va vers le bruit — Passive. La bête attaque toujours la cible la plus bruyante, jamais la plus proche ni la plus faible. Un PJ silencieux n'est pas attaqué. Un PJ qui crie pour faire évacuer une rue l'est immédiatement.
Elle s'arrête — Réaction. La première fois qu'elle se trouve devant un enfant, elle s'arrête. Une seconde entière. Puis elle contourne. Personne dans la foule ne l'oubliera, et la Brigade non plus : c'est ce détail qui rendra le martyre difficile à raconter proprement.
On l'a nourrie — Action, 1 Peur. Elle saisit une cible et l'emporte vers la cave d'où elle vient. La cible est Restreinte et subit 1d10 dégâts directs par round jusqu'à ce que quelqu'un intervienne. Elle ne dévore pas : elle range .
Le numéro — Passive. Un fer marqué est rivé sous sa mâchoire. Il est lisible. Un PJ qui le lit et le retient tient une preuve : c'est un numéro de registre de l'Office.
Qui il était
Nom : aucun. Numéro d'inventaire : 41-C. Une ligne de registre, barrée à l'encre trois jours avant la procession.
Ce qu'il faisait : un homme. Probablement. Le Veilleur qui la délie trouve dessous quelqu'un qui a quarante ans de retard : il croit être en train de subir un examen à l'Office, il demande poliment quand il pourra rentrer, et il donne une adresse qui n'existe plus.
Ce qui l'a pris : un contact prolongé avec un Litho, il y a quarante ans, dans une galerie d'entretien. Il a été signalé, capturé, observé quarante jours, jugé trop intéressant pour la dissection, et descendu à la Ménagerie. Il n'a rien fait.
Ce qui reste de lui : il compte les jours. À voix basse, sans arrêt, et il s'est trompé depuis très longtemps.
Domaine de l'esprit libéré : les Portants (Os) — c'était un homme d'entretien. Sa phrase : « Quarante jours. On m'a dit quarante jours. »
La Veille de la bête est la scène qui décide de la séance 11. Elle a lieu en public, devant la foule et devant la Brigade spirituelle. Ce que les PJ apprennent — qu'on a gardé un homme quarante ans dans une cave pour le lâcher un jour utile — est la preuve la plus accablante de toute la campagne, et elle est arrivée par leur pouvoir, donc elle ne vaut rien devant un tribunal.
Note de corruption
Achever la bête sans la veiller : gratuit, et c'est ce que la Brigade fera si les PJ ne le font pas. Le noter. Un PJ qui a laissé faire y repensera à l'arc IV, quand on lui proposera de prendre une place dans une pierre.
Un PJ qui la veille devant témoins : coût de posture, Bûcher −2 , et la Brigade a désormais vu de ses yeux ce que le groupe sait faire.