PNJ
Nél
Vaudine
Grelle
Sève Dorne
Frère Ancelin Bourse
Mahaut la Cadette
Frère Roparz
Le Litho des Mains jointes
Dame Pergole
Frère Omnos
Le Lithoracle
Nin Ier, le Roi-Dieu
Aft'nargal
K'txu
Maître Nurthor
Le charnoz
Les pierres égarées
Tuile-Chaude
Menishbume
Trevelian
792 mots · 4 min de lecture · mis à jour le 23 août 2026
PNJ
Le Lithoracle
En une ligne :
Neuf personnes très vieilles et très fatiguées, fondues dans une pierre, qui tiennent l'univers fermé depuis huit cents ans et qui voudraient qu'on les relaie.
Ce qu'il est — le canon
Le canon des secrets donne trois faits, et chacun change la campagne :
1.
Un Litho est une étoile morte.
Les étoiles se lient en gestalts ; les rêves des gestalts sont ce que les mondes appellent des dieux. Une étoile qui tombe garde sa conscience, concentrée au point d'entrevoir une parcelle du futur — et elle dérive seule.
2.
Le Lithoracle n'est pas Orphyr seul.
Tous les trois à quatre siècles, le Roi-Dieu en exercice fusionne à son tour avec la pierre, fait croire à sa propre mort, et commence une seconde vie dedans.
C'est un collectif de rois morts.
Il connaît tout du passé de Laelith parce qu'il l'a vécu, plusieurs fois, à plusieurs places.
3.
Le Roi-Dieu ne le voit jamais.
Il descend dans la crypte, s'adresse à une interface holographique, et remonte. Il n'entre pas dans la chambre du corps.
Ils sont neuf. Trois ne parlent plus.
Comment le jouer
Pas comme un oracle.
Pas de voix caverneuse, pas d'énigmes, pas de solennité.
Jouez
une assemblée de vieillards brillants qui ne sont pas d'accord entre eux
. Ils se coupent la parole. L'un est précis et sec, l'autre digresse, un troisième revient sur un détail administratif d'il y a quatre siècles. Quand ils tombent d'accord, c'est une seule voix ; quand ils ne le sont pas, ça s'entend, et c'est le moment le plus inquiétant de la scène.
Ils sont
courtois, informés et honnêtes
. Ils n'ont plus rien à négocier.
Ce qu'il apporte, et qu'aucun autre PNJ ne peut donner
Révélation
Effet sur la campagne
Il a compté aussi.
« Vous n'êtes pas trente et un. Vous êtes quarante-quatre. »
Il y a plus de Veilleurs qu'Omnos ne le croit. Certains ne sont pas des alliés.
Il ne voit plus la fin.
Sa prophétie est aveugle en un point précis.
« On m'a construit pour prévoir. Je ne prévois plus. C'est la première fois en huit cents ans. »
Le courant libertaire.
Une partie du réseau ne veut plus tenir : ils ne complotent pas, ils lâchent prise.
Il ne peut ni les forcer ni les convaincre. Il l'admet avec ce qui ressemble à de la honte.
Tuer l'enfant ne suffira peut-être pas.
Empoisonne l'option la plus simple de l'arc IV, et c'est lui-même qui le dit.
Il expose les trois issues sans en recommander aucune, puis il ajoute la troisième — et c'est là que plusieurs voix parlent en même temps pour la première fois, en désaccord, pendant trois secondes.
« Je tiens depuis huit cents ans. Nous tenons. On ne dort pas, ici. On ne se tait pas non plus. On est neuf, et on s'entend penser depuis huit siècles, et il y en a trois qui ne parlent plus.
Je ne vous le conseille pas. Je vous le propose, parce que je vous dois de tout mettre sur la table, et parce que je n'ai plus le luxe de la délicatesse. »
Il refuse tout engagement pris le soir même :
« Pas comme ça. Pas ce soir. Pas quelqu'un qui vient de l'apprendre. »
Le rappel structurel
En arc I, les PJ ont rencontré
une petite pierre affamée
qui renvoyait les morts chez eux pour qu'on revienne la nourrir, et qui ne connaissait que trois mots. Ils sont maintenant devant la même chose, huit cents fois plus grande, huit cents ans plus vieille — et qui a beaucoup plus de mots.
Le MJ ne doit
jamais
faire le rapprochement à voix haute. Un joueur le fera.
Ce qu'on ne peut pas lui faire
On ne peut pas le veiller.
Il est vivant — neuf fois. Un PJ qui essaie tue l'une des neuf voix :
Ferveur −2 hors plafond
,
3 Souillure
, et les huit autres s'en souviennent pour le reste de la campagne.
Ne pas prévenir. Laisser faire. Décrire.
La place vide
Contre la paroi de la chambre, il y a
un emplacement taillé
, ancien, qui attend. Il n'est pas à la taille de Nin Ier.
Personne ne commente. Personne n'explique.
(Acte de Peur, séance 14.)
Voix
—
« Attendez. Non. Il a tort — on lui a déjà expliqué en 1109. »
—
« Vous avez trente secondes de plus que je n'en accorde d'habitude. Servez-vous-en. »
—
« Je ne sais pas. Vous n'imaginez pas ce que ça me coûte de le dire. »