Les Prières froides
PNJ Frère Roparz
terrasse La Main qui travaille — Lazaret, pavillon de la Terre, bureau 12
faction Temple du Crâne — assesseur au Lazaret
sait la verite soupçonne
source création originale — arc I. Cadre canon : le Lazaret (lael_01 p.92), les assesseurs (468_lael_l02 p.4-5)

En une ligne : Le visage du Bûcher. Il n'est pas méchant, il est bon à son métier, et c'est pour ça qu'il est dangereux.
Première impression : quarante ans, robe noire sans le moindre parement gris — un rang élevé, que les gens du quartier ne savent pas lire mais qu'un PJ ayant fréquenté le Crâne reconnaît tout de suite. Monte à pied, sans escorte. Demande une chaise avant de s'asseoir. Écrit beaucoup. Il ne hausse jamais la voix et ne fait jamais attendre.
Ce qu'il veut
En surface : comprendre pourquoi trois signalements de dépouilles ambulantes sont remontés de la même échelle en un mois.
En vérité : exactement la même chose. Roparz ne dissimule pas ses intentions. C'est ce qui déstabilise le plus les joueurs, qui attendent un inquisiteur retors.
Ne cédera jamais sur : l'idée qu'un phénomène non consigné est un phénomène dangereux. Pour lui, le péché n'est pas de faire des miracles. Le péché est de ne pas les déclarer.
Ce qu'il sait
Information
Le lâchera si…
Trois signalements, une seule échelle, un mois
Dès la première question. Il n'a aucune raison de le cacher.
Une voisine a vu un PJ « poser les mains »
Il le dit en face, calmement, et attend la réponse.
Le mot « liseur de morts » et ce qu'il implique légalement
Si on le lui demande. Il expliquera la peine encourue avec précision, sans menace, comme un fonctionnaire.
Que le Lazaret a un problème de patients qui disparaissent
Jamais spontanément. C'est le dossier d'Omnos, pas le sien. Il en sait juste assez pour être inquiet.
Que les rites ratent ailleurs qu'ici
Il l'a remarqué. Il n'a pas encore le droit de le dire. Il le dira à l'arc III, à des PJ qui auront gagné sa confiance.
Corruption
Souillure 0. Et il en est fier — il se soumet aux rites du Crâne chaque mois, à la lettre. Il est l'exemple vivant de l'institution qui fonctionne : compétente, honnête, et complètement aveugle à ce qu'elle sert.
Comment jouer le Bûcher à travers lui
Il ne menace jamais. Le danger, c'est qu'il a un carnet et qu'il écrit dedans. À chaque palier du compte à rebours, il fait une chose de plus, et chacune est parfaitement légale :
Bûcher
Ce que fait Roparz
7
Il note les noms et les terrasses d'origine. Il salue en partant.
6
Un fouineur sous licence interroge les voisins des PJ. Il a payé de sa poche.
5
Convocation écrite au bureau 12. Polie. Datée. On peut ne pas y aller une fois.
4
Perquisition du logement. Il cherche le reliquaire et il sait quoi chercher.
2
Il transmet le dossier à la Brigade spirituelle et cesse d'être l'interlocuteur.
0
Ce n'est plus lui. C'est l'Oiseau de feu. Roparz assistera, et il notera.
Si les PJ le tuent, trahissent, sauvent
Tué : catastrophe. Un assesseur du Crâne assassiné, le Bûcher tombe à 1 immédiatement, et le remplaçant n'aura aucune de ses qualités.
Convaincu : possible, et c'est l'un des grands objectifs de la campagne. Roparz est retournable — pas par la menace, uniquement par la démonstration . Montrez-lui quelque chose qu'il ne peut pas expliquer et laissez-le regarder. À l'arc III, il peut devenir l'allié qui ouvre les archives.
Menti avec succès : il repart satisfait, et revient trois séances plus tard avec une vérification qui ne colle pas.
Voix
« Je vais noter ce que vous venez de dire, et je vais vous le relire. Corrigez-moi si je me trompe, ce serait fâcheux pour vous. »
« Je ne vous accuse de rien. Je constate que trois personnes indépendantes décrivent la même chose et que vous étiez présent aux trois. C'est une phrase, pas une accusation. »
« Je préfère de loin apprendre que punir. Ce n'est pas de la bonté, c'est de l'efficacité. »
Réplique clé — fin de séance 3
« Lazaret, pavillon de la Terre, bureau douze. Si vous comprenez un jour quelque chose que je n'ai pas compris, venez me le dire. »
(Il le pense sincèrement. C'est le problème.)