PNJ
Nél
Vaudine
Grelle
Sève Dorne
Frère Ancelin Bourse
Mahaut la Cadette
Frère Roparz
Le Litho des Mains jointes
Dame Pergole
Frère Omnos
Le Lithoracle
Nin Ier, le Roi-Dieu
Aft'nargal
K'txu
Maître Nurthor
Le charnoz
Les pierres égarées
Tuile-Chaude
Menishbume
Trevelian
743 mots · 4 min de lecture · mis à jour le 23 août 2026
PNJ
Aft'nargal
En une ligne :
Quatre-vingts ans à protéger quatre cents personnes par des moyens abominables, et elle n'a jamais délégué la partie sale à personne.
Première impression :
très vieille.
Pas de paupières
— le canon est explicite et l'effet est immédiat : un regard fixe qu'on ne peut pas soutenir. Des rides en toile d'araignée. Elle se tient droite. Elle vous fait asseoir, vous fait servir, et attend que vous ayez mangé avant de parler affaires.
Elle est
courtoise, précise et absolument inflexible.
Rien de bavant, rien de sénile : le canon parle d'une vieillarde à l'aspect diminué, mais ce qui est en face de vous est une administratrice de quatre-vingts ans qui n'a pas perdu un dossier.
Ce qu'elle a fait
—
Quatre-vingt-onze enfants débarqués sur l'île en six générations.
Elle en a personnellement emmené une trentaine.
Elle le fait elle-même
, et c'est la seule chose dont elle soit fière : elle n'a jamais demandé à personne d'autre de le faire.
—
Quatorze jeunes filles disparues en quarante ans.
Orphelines, ou de familles trop pauvres pour qu'on enquête. Elle tient la liste.
« Il fallait bien nourrir ce qui garde. »
—
Un clan intact.
Quatre cents personnes, un métier, une zone de pêche, une langue, un statut administratif obtenu il y a deux siècles et défendu depuis.
Elle avait onze ans quand la garde est descendue dans le quartier. C'était il y a soixante-neuf ans. Elle ne raconte jamais ce qui s'est passé et il n'y a personne d'autre en vie pour le faire.
« Vous êtes des gens de la surface et vous allez me dire que c'est monstrueux. Vous avez raison. Dites-moi maintenant ce que vous auriez fait, avec quatre cents personnes derrière vous et un avis de l'Office cloué sur le poteau. »
Elle n'a pas tort sur les faits.
Elle a tort sur tout le reste. Les deux à la fois, et le MJ ne tranche pas.
La transe
Les sacrifices la plongent dans une transe qui lui permet, dit-elle, de communiquer avec les Anciens. Le canon lui-même précise :
c'est du moins ce qu'elle fait croire au clan prosterné.
Dans ce scénario, il n'y a rien au bout. C'est une vieille femme épuisée qui a besoin que ses décisions viennent de plus haut qu'elle.
Ne jamais confirmer ni infirmer devant les joueurs.
Ce qu'elle sait
Information
Le lâchera si…
Les rites du clan ne prennent plus depuis huit mois
Immédiatement. C'est pour ça qu'elle a fait chercher les PJ.
Les Exclus, et le chiffre exact
Sans détour, si on lui montre qu'on a été sur l'île. Elle ne ment pas là-dessus.
Les quatorze noms
Elle donnera le registre plutôt que de réciter.
Que K'txu traverse depuis deux ans
Elle le sait.
Depuis huit mois. Elle n'a rien fait, et elle ne dira pas pourquoi.
(Parce qu'elle a soixante-dix-neuf ans et qu'elle n'a plus la force de recommencer.)
—
En surface :
que ses morts partent et que l'avis de l'Office soit réglé.
—
En vérité :
mourir avant que ça ne s'écroule. Elle ne le dira jamais.
—
Ne cédera jamais sur :
l'existence du clan. Elle sacrifiera onze enfants, les PJ, K'txu et elle-même dans cet ordre.
—
Confrontée :
elle écoute jusqu'au bout, ne s'excuse pas, et pose sa question. Un groupe qui y répond honnêtement gagne quelque chose : elle change d'avis sur un point, un seul, et c'est déjà énorme.
—
Dénoncée :
le contingent ne fera pas de tri. Justice pour quatorze disparues, destruction de quatre cents personnes.
Elle l'a dit d'avance et elle avait raison.
—
Remplacée par K'txu :
elle se retire sans se battre. Il est meilleur qu'elle et plus imprudent. Le quartier survit deux ans de moins.
—
Morte :
la veiller donne un esprit de la famille des
Boucliers
(Vaillance), et c'est probablement le plus dérangeant du catalogue.
Sa phrase : « Je les ai emmenés moi-même. Tous. Je n'ai jamais demandé à personne. »
—
« Mangez d'abord. On parlera après. »
—
« Ne me dites pas ce que vous croyez. Dites-moi ce que vous avez vu. »
—
« Quatre cents. Retenez ce chiffre, il reviendra dans la conversation. »