Hors arc
Ceux qu'on a débarqués (Katoum)
Tout mène à l'Ossuaire (la Taupe)
Les pierres égarées (les grottes)
Trois cents ans (la Tour majeure)
Celui qui a demandé (le Cloaque)
Personne à appeler (le cratère)
Une phrase de plus (les Cordiers)
Trois fois par jour (les Six Rues)
Ceux qui ont fini (le faubourg Glauque)
Il fait bon (la rue des Copistes)
3543 mots · 17 min de lecture · mis à jour le 23 août 2026
Sur cette page
En une phrase
Ce que le scénario est
Où l'insérer
⚠ Avant de jouer
L'échelle des Cordiers
Les trois symptômes
Accroche
Acte I — Le quartier a déjà décidé
Acte II — Chercher, et trouver de travers
Acte III — La rue au Goudron, le soir
Fin
Discipline de MJ
Comptes à rebours
Adversaires
Actes de Peur
Corruption & Veille
Ce que le scénario laisse derrière lui
Notes d'après-partie
Note
Une phrase de plus
Scénario hors arc · palier 2-3 · une séance
En une phrase
Où l'insérer
⚠ Avant de jouer
L'échelle des Cordiers
Les trois symptômes
Accroche
Acte I — Le quartier a déjà décidé
1. Sidoine Vaquier
3. Aleaume
La chose qui marche
Le fils
Discipline de MJ
Ce qu'il ne faut pas faire
Comptes à rebours
Adversaires
Corruption & Veille
Ce que le scénario laisse derrière lui
Notes d'après-partie
L'écrivain public de l'échelle des Cordiers ajoute une phrase à chaque lettre qu'il rédige. Il ne la voit pas. Elle appartient à quelqu'un d'autre. Et le quartier a commencé à comprendre qui blâmer.
Ce que le scénario est
C'est la séance du Galdr, et le mot n'y est pas prononcé une seule fois.
Il n'y a rien à découvrir, rien à vaincre, rien à réparer. Il y a un phénomène sans cause disponible, trois symptômes qui n'ont l'air d'avoir aucun rapport, et
un homme de soixante et un ans qu'on va tuer pour quelque chose qu'il ne fait pas.
Ce que les PJ peuvent sauver, c'est lui. Rien d'autre n'est à leur portée, et ils ne l'apprendront qu'en essayant.
Contexte pour le MJ seul, à lire avant :
../univers/le-galdr.md
.
Ce document ne le cite plus jamais.
Le fichier est là pour que le MJ sache ce qu'il joue ; la séance est écrite pour que la table ne sache pas.
Après la séance 9
, quand le groupe vient de comprendre l'arc II et croit tenir le monde par un bout — ou n'importe où dans l'arc III, entre deux séances lourdes.
C'est le meilleur moment précisément parce qu'ils ont
un modèle qui marche
: les Lithos refroidissent, la ferveur baisse, Nél guérit. Ce scénario ne rentre dans aucune case de ce modèle-là, et personne dans la séance ne leur en proposera un autre.
⚠ Avant de jouer
Des secrets de famille rendus publics sans que personne l'ait voulu. Un vieil homme menacé par ses voisins. Une filiation cachée révélée à un fils de vingt ans. Et un homme qui s'éteint sans être malade, sans qu'on puisse rien y faire.
Prévenir la table d'une chose en particulier :
cette séance
ne se résout pas
. Le mystère n'a pas de fond. Une table qui a besoin de comprendre à la fin doit le savoir avant de commencer.
L'échelle des Cordiers
Chaussée du lac. Trois cents familles, des ateliers de corderie, l'odeur du chanvre et du goudron, et un quart de la population sur l'eau à tout moment.
On y écrit beaucoup
, parce qu'on y est souvent ailleurs, et
on y lit peu
.
D'où l'écrivain public, qui est une institution du quartier depuis vingt-deux ans.
Les trois symptômes
Ils n'ont aucun rapport entre eux et les PJ vont passer la séance à en chercher un.
1 · Les lettres d'Aleaume
Aleaume Toursain
, soixante et un ans, écrivain public. Table pliante, deux tabourets, un auvent de toile au coin de la rue au Goudron. Il écrit les lettres de ceux qui ne savent pas, les déclarations, les baux, les plaintes. Il connaît les affaires privées de trois cents familles et il n'en a jamais rien dit à personne. Le quartier le sait.
Depuis quatre mois,
chacune de ses lettres contient une phrase de plus.
—
Toujours
une seule
. Jamais deux.
—
Toujours
quelque part au milieu
, jamais au début, jamais à la fin.
—
Toujours d'une banalité domestique parfaite.
—
Écrite de sa main, dans son écriture, sans hésitation, sans rature.
Aleaume ne la voit pas.
Il se relit — il se relit toujours — et il lit ce qu'il a voulu écrire. Faites-la-lui montrer du doigt et il la lira à voix haute correctement, puis il dira
« oui, et alors ? »
et il ne comprendra pas la question. C'est seulement en la lui faisant
recopier
qu'il s'arrête au milieu, et qu'il pose la plume, et qu'il ne dit plus rien pendant un moment.
Les phrases
Le MJ en pioche au fur et à mesure. Aucune n'est menaçante. C'est le sujet.
« Ne laisse pas la porte ouverte, il pleut du côté de la cour. »
« Dis-lui que j'ai gardé le bleu. »
« Je n'ai pas mangé, mais j'ai compté. »
« Le petit tousse encore mais moins que jeudi. »
« Si tu passes par le haut, prends la troisième, l'autre est cassée depuis l'automne. »
« Ton père n'a jamais su, et c'est mieux. »
Certaines sont traçables.
Un PJ patient trouvera que
« j'ai gardé le bleu »
est une phrase de la mère Loubine, morte il y a neuf ans, qui gardait effectivement un châle bleu pour sa fille.
La plupart ne le sont pas
, et deux ne correspondent à personne de vivant ni de mort dans le quartier.
Le MJ ne résout jamais celles-là.
Si un joueur insiste, la réponse est qu'il n'y a plus personne à qui demander.
2 · La chanson de Coline
Coline
, six ans, fille d'un cordier. Elle chante une chanson que personne ne lui a apprise : neuf notes, quatre syllabes qui ne sont pas des mots.
Elle la chante
exactement pareil à chaque fois
. Trois autres enfants l'ont apprise d'elle. Quand on lui demande d'où elle la tient, elle répond
« de personne »
, sur le ton d'un enfant qui trouve la question idiote, et elle a raison de la trouver idiote.
C'est une jolie chanson.
Les parents la trouvent charmante. Un cordier la siffle en travaillant sans se rappeler où il l'a prise.
La mère Vaupré
, quatre-vingts ans, n'aime pas ça du tout, et refuse de dire pourquoi. Mise en confiance — c'est-à-dire au bout d'une vraie scène, pas d'un jet — elle dira qu'elle l'a entendue une fois, il y a soixante ans, chantée par sa sœur. Qui ne savait pas non plus où elle l'avait prise. Qui est morte à trente et un ans, de rien de particulier.
Elle ne fait aucune théorie.
Elle est juste contente que sa sœur ne soit plus là pour entendre les petits la chanter.
3 · Ranquin s'est tu
Ranquin
, quarante-cinq ans, débardeur, voisin d'Aleaume. Il parlait tout le temps. Le quartier le raconte comme une évidence :
« Ranquin, tu le connais, il parle. »
Il ne parle plus. Pas de tristesse, pas de maladie, pas de deuil récent. Il répond quand on lui adresse la parole, correctement, gentiment.
Il ne commence plus.
Il dictait à Aleaume une lettre à sa mère tous les mois, depuis huit ans. Il a arrêté il y a cinq mois. Interrogé, il a une seule explication et il la donne sans détresse :
« J'ai fini. »
—
Fini quoi ?
« J'en avais une quantité. Je m'en suis servi. Voilà. »
Il ne peut pas dire mieux.
Il n'est pas malade et il n'a peur de rien.
Un PJ qui le regarde comme un Veilleur regarde : rien d'anormal. Pas de corruption, pas de fil sale, pas de trace.
Il est simplement plus mince que quelqu'un devrait l'être
, et le mot ne convient pas au corps, qui va très bien.
Fausse piste, et il faut la laisser vivre.
Une des phrases en trop est une vieille phrase de Ranquin. Le groupe va conclure qu'il « fuit » dans les lettres du voisin. C'est faux, il n'y a aucun mécanisme, et c'est une coïncidence exacte.
Le MJ ne dément jamais.
Il laisse la théorie se construire, il laisse les joueurs être fiers, et il ne la confirme pas non plus.
Accroche
Le fils Vaquier est rentré.
Il a vingt ans, il est batelier, il devait être sur le lac encore trois semaines, et il est debout au milieu de la rue au Goudron avec une lettre à la main et une tête que personne dans ce quartier ne lui a jamais vue.
Sa mère lui a dicté cette lettre il y a onze jours. Trois nouvelles, deux recommandations, et une phrase qu'elle n'a pas dite :
« Ton père n'a jamais su, et c'est mieux. »
Il demande à qui. Il le demande poliment, pour l'instant, et il le demande à tout le monde.
La mère. Elle n'a pas dicté cette phrase, elle est prête à le jurer sur n'importe quoi,
et elle est aussi la seule personne du quartier pour qui la phrase est vraie.
Elle ne le dira pas aux PJ avant très tard, ou jamais. Ce qu'elle dit, c'est :
« Aleaume a écrit ce qu'il a voulu. Demandez-lui. »
— et elle le dit en public, et c'est le moment où le quartier bascule.
Elle sait qu'elle vient de le donner.
Elle le fait quand même. Une femme de cinquante ans qui choisit un vieil homme plutôt que son fils, en trois secondes, sur le pas de sa porte.
2. Ce qu'on raconte déjà
Quatre théories circulent,
toutes fausses, aucune stupide.
Le MJ les distribue par la bouche de gens ordinaires et n'en privilégie aucune.
La théorie
Qui la porte
Pourquoi elle tient
Aleaume lit et revend.
Il ajoute des piques pour faire du grabuge et se rendre utile.
Les jeunes, les créanciers
Il sait
tout
sur
tout le monde
, et ça, c'est vrai.
La guilde du Bien-parler l'a piégé.
Il n'est pas guildé, il rédige des actes, il leur prend du pain.
Sa voisine, un cordier lettré
La guilde le lui a effectivement fait savoir, il y a trois ans, poliment.
Il perd la tête.
Soixante et un ans, il se répète, il confond les lettres.
Sa propre fille, à voix basse
Il a une mémoire de vieil homme et parfois il cherche un mot.
C'est l'humidité.
Le papier, l'encre, le lac. Tout est humide ici.
Tout le monde, tout le temps
À Laelith on explique tout par l'humidité
, et c'est la seule théorie que personne ne défend vraiment.
Il reçoit les PJ sous son auvent, il leur offre le tabouret, et il continue de travailler pendant qu'ils parlent parce qu'il a une file d'attente.
Il est calme, poli et complètement perdu.
Il a relu ses lettres. Il ne trouve rien. Il commence à croire ce que sa fille dit tout bas et il en a une peur qu'il ne montre pas.
Le faire recopier est la scène du scénario.
Un PJ lui met sous les yeux une lettre déjà partie et lui demande de la transcrire. Il commence. Il arrive à la phrase.
Il s'arrête. Il ne relève pas la tête. Il repose la plume à côté de l'encrier, bien parallèle au bord de la table, comme il fait depuis vingt-deux ans.
Puis il dit :
« Ce n'est pas mon écriture qui a un problème. »
Et il ne dit plus rien pendant un long moment, et personne à la table ne devrait le presser.
Ce qu'il refuse :
partir. Trois cents familles ne savent pas écrire. Il le dit sans héroïsme, comme un fait d'organisation, et il a raison.
Acte II — Chercher, et trouver de travers
Les PJ vont enquêter.
Tout ce qu'ils trouveront est vrai et rien ne mène à une cause.
Ce qu'ils peuvent faire
Ce que ça donne
Collecter les lettres
Onze phrases en trois heures de porte-à-porte. Cinq traçables à des morts du quartier, quatre à des vivants,
deux à personne.
Un joueur va vouloir refaire le compte. Laissez-le.
Interroger les destinataires
Trois n'ont jamais remarqué la phrase. Un l'a trouvée jolie et l'a recopiée pour la garder. Une l'a brûlée.
Remonter à la mère Loubine
Morte il y a neuf ans. Sa fille a effectivement le châle bleu. Elle ne l'avait jamais raconté à personne, y compris à Aleaume.
Aucun jet ne peut expliquer comment il le savait, parce qu'il ne le sait pas.
Veiller un des morts cités
Ça marche. C'est un mort ordinaire, il vient, il est content.
Il n'a jamais dit cette phrase à Aleaume et il n'en a aucun souvenir particulier.
Il l'a dite, c'est tout, dans une cuisine, une fois.
Examiner le papier, l'encre, la plume
Rien. L'encre est l'encre. Un magicien, un érudit du Nuage, une diseuse : rien.
Faire écrire un PJ à sa place
Rien ne se passe.
Une seule fois, quelque part, à un moment que le MJ choisit et ne prépare pas : il se passe quelque chose. Une fois. Voir les actes de Peur.
À un moment de l'acte II, quelqu'un — de préférence un PNJ excédé, pas un PJ —
jette une lettre au feu.
La lettre suivante qu'Aleaume écrit est propre. La deuxième aussi. Ça dure une semaine.
Le MJ ne le souligne pas, ne l'annonce pas, ne le confirme pas.
Il le décrit une fois, en passant, et il attend. Si les joueurs le remarquent et bâtissent une théorie dessus, ils ont raison — et
personne ne le leur dira jamais.
Si les joueurs ne le remarquent pas, ce n'est pas grave. C'est une graine.
Acte III — La rue au Goudron, le soir
Le fils Vaquier n'a pas obtenu de réponse et il a bu. Ils sont une vingtaine devant l'auvent d'Aleaume : des voisins, pas des brutes. Des gens qui ont tous, chez eux, une lettre où il y a une phrase qu'ils n'ont pas dite, et qui viennent de comprendre que
le vieux sait des choses sur eux.
Ce n'est pas un combat.
Si les PJ le jouent comme un combat, ils gagnent, et ils perdent le quartier pour de bon.
Ce qui peut sauver Aleaume
Ce que les PJ font
Ce que ça coûte
Le sortir du quartier
Il refuse d'abord. Il faut lui trouver un successeur — il y a
une gamine de treize ans qui sait lire
, et le convaincre suppose de lui montrer qu'elle existe. Le quartier perd son écrivain et gagne une enfant qui va faire ce métier-là toute sa vie.
Donner une autre explication
N'importe laquelle, du moment qu'elle tient une nuit : la guilde, une malveillance, un mauvais lot d'encre.
Un mensonge qui marche vaut mieux qu'une vérité qu'on n'a pas.
C'est la campagne en entier. Si le mensonge accuse quelqu'un, le MJ note qui.
Faire brûler les lettres, publiquement
Ça calme la foule
et
ça marche vraiment, et les deux effets n'ont aucun rapport que personne ne fera. Chaque famille brûle la sienne dans la rue.
C'est une belle scène et il ne faut surtout pas expliquer pourquoi elle en est une.
Imposer
(posture)
Efficace, immédiat, et
Bûcher −2
. Vingt témoins.
Ne rien faire
Ils ne le tuent pas. Ils cassent sa table, ils brûlent son auvent, et il quitte le quartier dans la nuit avec un cartable. Personne ne le revoit.
Jasse Vaquier
, vingt ans. Il ne veut pas frapper un vieillard : il veut savoir de qui il est le fils, et il n'y a personne pour le lui dire sauf sa mère, qui est à quinze pas et qui n'ouvre pas.
Un PJ peut le ramener à elle. C'est la meilleure fin disponible et elle ne règle rien du tout.
Fin
Trois jours après, l'échelle des Cordiers a repris. Les ateliers tournent, on charge, on décharge. Personne ne parle plus de rien.
Aleaume est là ou il n'y est plus, selon ce que vous avez fait.
Coline apprend la chanson à un plus petit qu'elle. Elle la chante lentement, en s'arrêtant, en recommençant le passage difficile, avec la patience exacte de quelqu'un qui enseigne. Le petit la répète de travers. Elle rit et elle recommence.
Ranquin passe derrière eux avec une charge sur l'épaule. Il ne dit rien.
Il n'a rien à dire.
Discipline de MJ
La partie la plus importante du fichier.
1.
Ne jamais nommer.
Aucun mot, aucun terme, aucune majuscule. Ni dans la bouche d'un PNJ, ni dans une description.
2.
Aucun PNJ n'a la bonne théorie.
Pas un savant, pas une diseuse, pas une vieille femme inquiétante. Les quatre théories du quartier sont fausses et ce sont les seules disponibles.
3.
Ne jamais confirmer ce qui marche.
Le feu marche. On le montre, on ne l'explique pas, et si un joueur demande
« c'est le feu ? »
, le MJ répond avec le monde : personne dans la rue n'a d'avis là-dessus.
4.
Ne pas résoudre.
À la fin de la séance, le quartier fonctionne à nouveau et
une chose reste de travers
. Toujours. Choisissez laquelle à l'avance.
5.
Pas de montée en tension surnaturelle.
Pas de nuit qui tombe plus vite, pas de silence anormal, pas de présence. Il fait beau, ça sent le goudron, des gens travaillent.
6.
Si un joueur demande frontalement ce que c'est
, ne bottez pas en touche et n'ayez pas l'air malin. Répondez par le monde :
« personne ici ne se pose la question. Ils se demandent qui va écrire leurs lettres. »
—
Faire parler quoi que ce soit à un PJ.
Rien ne s'adresse à personne dans cette séance.
—
Rendre les phrases menaçantes, prophétiques ou « à décoder ». Ce sont des phrases de cuisine.
—
Faire d'Aleaume un coupable, un complice, un initié ou un possédé.
C'est un écrivain public.
—
Donner une origine à la chanson.
—
Récompenser l'enquête par une révélation. L'enquête est excellente et elle ne mène nulle part, et c'est ce qu'on est venu faire sentir.
Comptes à rebours
Compteur
Mouvement
Ferveur
Inchangée.
Rien de ce qui se passe ici ne touche au compteur.
C'est la seule séance de la campagne où des gens sont abîmés sans qu'un seul chiffre bouge, et un MJ attentif le fera sentir en ne l'annonçant pas.
Bûcher
−2
si un PJ Impose devant la foule.
−1
si quelqu'un signale l'affaire au Temple
(quelqu'un le fera dans la semaine, quoi qu'il arrive — la question est seulement si les PJ y sont associés)
.
Rues froides
+1.
La rue au Goudron, quelle que soit la fin.
Aucun de prévu.
../bestiaire/bravi-de-guilde.md
×3
(uniquement si les PJ vont chercher la guilde du Bien-parler et l'accusent)
·
../bestiaire/brigade-spirituelle.md
×4
(seulement s'ils Imposent en public)
.
Une séance sans adversaire est un choix
, et il faut le tenir : la seule chose dangereuse ici est un attroupement de voisins qui ont peur.
Actes de Peur
—
1 Peur :
un PJ trouve, dans une lettre qu'il n'avait pas demandé à voir, une phrase qui décrit exactement un objet de son
Prix
.
—
1 Peur :
Coline apprend la chanson à un des contacts d'un PJ.
—
2 Peur :
Aleaume demande à un PJ d'écrire une lettre à sa place, pour vérifier. Le PJ écrit. C'est propre. Aleaume le remercie et
se met à pleurer
, parce que ça veut dire que c'est lui.
—
2 Peur :
la mère Vaupré chante la chanson, une fois, en entier, correctement. Elle ne s'en aperçoit qu'à la fin.
—
3 Peur — une seule fois de toute la campagne.
Dans une lettre adressée à quelqu'un que les PJ ne connaissent pas, la phrase en trop est
une phrase qu'un joueur a réellement dite à la table, plusieurs séances plus tôt.
Le MJ tient une note. Il ne prévient pas, ne commente pas, et ne recommence jamais. Il lit la phrase, il continue la scène, et il laisse le silence faire son travail.
—
Aucune Souillure automatique.
Rien dans cette séance n'en donne, et c'est délibéré : les PJ vont chercher, ne trouveront rien, et repartiront exactement comme ils sont venus.
—
Veiller fonctionne normalement
sur tous les morts du quartier. C'est important : le pouvoir des PJ marche parfaitement et ne sert à rien.
—
Ranquin ne peut pas être veillé — il est vivant.
Un PJ qui essaie le tue
(règle capitale, `../regles/esprits-et-vocation.md` §4)
. Le MJ ne prévient pas. Si ça arrive, la séance devient autre chose, et il faut la laisser devenir autre chose.
1.
Onze phrases
, dont deux qui n'appartiennent à personne. Notez-les. Réutilisez-en une, une seule, quatre séances plus tard, dans un tout autre quartier.
2.
La chanson de Coline
, qui s'apprend. Elle peut réapparaître n'importe où, chantée par n'importe qui, sans commentaire.
3.
Ranquin
, qui va continuer comme ça pendant des années, et que le groupe reverra sur les quais.
4.
Aleaume
, ou la place vide sous un auvent brûlé, et une gamine de treize ans qui sait lire.
5.
Et, si les joueurs l'ont vu :
le feu.
Ils n'en auront la confirmation qu'à l'arc IV, et personne ne la leur donnera alors non plus.
(à remplir)