Les Prières froides
Note On ne rend rien
statut rédigé
palier 4
duree une séance, deux heures et demie
insertion un an après la séance 18 — se joue à la place de la PASSE 2 de la séance 19, ou en séance autonome de fin de campagne
terrasse Le Châtiment — une cave, quelque part au-dessus du Cloaque
themes sensibles une femme à qui on a dit une vérité qu'elle n'avait pas demandée et qui ne s'en remet pas · un vieil homme dont la retraite tient à une seule chose · découvrir qu'on a cessé d'être aimé · fonder une institution sans l'avoir voulu

Scénario de fin · palier 4 · une séance En une phrase
Un an après, la salle du fond est dans une cave, elle a une échelle, une liste et un vieil homme qui dit une phrase à tous ceux qui descendent ; cent soixante-dix personnes sont venues savoir ce qu'on leur avait pris ; la première d'entre elles a déposé une réquisition pour que ça cesse, et elle a raison.
Ce que le scénario est
C'est la séance où les PJ s'aperçoivent qu'ils ont fondé un Temple.
Personne n'a rien décidé. Quelqu'un est venu demander. On lui a répondu. Quelqu'un d'autre est venu. Au bout d'un an il y a une échelle, un horaire, une liste tenue à la main, une phrase qu'on dit à la porte, et trois ou quatre personnes par semaine.
Gratuit. Réel. Efficace. Hors de tout circuit. Sans avoir demandé à personne si on en avait le droit.
C'est très exactement ce que fait Nél (`../sessions/arc-2-la-sainte-muette.md`) et très exactement ce que reprochent les Temples aux Veilleurs (`../regles/esprits-et-vocation.md` §1) . La séance ne le dit jamais. Elle le fait dire par quelqu'un d'autre, une fois, à la fin de l'acte II.
Ce qui n'arrive pas
Personne n'attaque la cave. Le Crâne ne la trouve pas. Il n'y a pas de trahison, pas de complot, pas de combat, et aucun adversaire dans tout le fichier.
hors-arc-a-qui-etait-celui-la.md interdisait d'utiliser la salle comme moteur d'intrigue et posait la seule condition acceptable : le jour où les PJ s'en servent, ce doit être eux qui le décident, et pour quelqu'un en particulier. Cette séance est ce jour-là , et il y a deux personnes en particulier, et on ne peut en avoir qu'une.
Où l'insérer
Un an après la séance 18. Trois manières :
1.
À la place de la PASSE 2 de la séance 19 (`s19-apres.md`) — on joue l'année au lieu de la raconter. Le reste de l'épilogue se déroule ensuite normalement.
2.
En séance autonome de fin de campagne , après l'épilogue, pour un groupe qui veut une dernière séance jouée plutôt qu'une passe narrée.
3.
En arc IV tardif , si la chronologie de votre table est plus lâche. Rien n'en dépend.
Quoi qu'il soit arrivé à Laelith, il y a toujours une cave. L'issue de la séance 18 change la ville, l'humeur, la lumière et le nombre de vivants. Elle ne change rien à ce fichier : le miasme est monté, les bêtes sont sorties, on les a abattues, et les gens à qui on a pris quelque chose sont exactement les mêmes. Décrivez la ville selon votre fin, puis descendez l'échelle.
Si la salle n'a pas été sauvée
La séance se joue quand même, en changeant une seule chose.
Ce que le groupe avait fait
Ce qu'il y a dans la cave
Sauvé la salle
Cinq mille objets. La version écrite ci-dessous.
Brûlé, ou laissé brûler
Un seul rayonnage : Ythier Bosc. Deux mille étiquettes de mémoire, et il se trompe une fois sur dix, et il le sait. Le service est plus petit, plus fragile, plus émouvant — et l'argument d'Ysabel Quéron est identique mot pour mot.
Copié les étiquettes
Des noms sans objets. Donc le mauvais nom une fois sur deux (`hors-arc-quatre-journees.md`) . Le service est très efficace et il se trompe la moitié du temps. Personne ne s'en est aperçu. C'est la version la plus noire et il ne faut la choisir que si la table l'a méritée.
Donné à l'Université
Le service existe, en salle de lecture, sur formulaire, avec un délai de six semaines. Il y a quand même une liste d'attente.
⚠ Avant de jouer
Thèmes en tête de fichier. Un seul mérite une phrase à la table :
il y aura quelqu'un qui reproche aux PJ, en face et avec raison, un bien qu'ils ont fait. Ce n'est pas un piège du MJ et ce n'est pas un retournement. Il faut le savoir avant.

Ce qui est vrai La cave
Une cave voûtée quelque part au-dessus du Cloaque, sèche, froide, à laquelle on accède par une échelle de quatorze barreaux. Les rayonnages ont été remontés en dix-neuf travées, dans le même ordre, parce que Bosc a exigé le même ordre.
Rien n'y est corrompu. Un an de gens qui pleurent dans une cave n'y a rien changé : un Veilleur qui descend ne voit toujours strictement rien, et c'est toujours le seul endroit de la campagne dont ce soit vrai. Aucune Souillure à y rester.
Il y a une table, deux chaises, une lampe, un pot d'eau, et un tabouret pour ceux qui ne tiennent pas debout après.
La phrase
Bosc la dit à tout le monde, en bas de l'échelle, avant qu'on ait ouvert la bouche. Toujours les mêmes mots, toujours sur le même ton :
« On ne rend rien. Vous voulez quand même ? »
Il l'a dite deux cent une fois en un an.
Les deux colonnes
Il tient un cahier. Deux colonnes, parce qu'il compte, parce qu'il a toujours compté.
Cent soixante-dix sont descendus, ont dit oui, et ont su.
Trente et un ont entendu la phrase au bas de l'échelle et sont remontés.
Il les a comptés aussi. Il ne leur a pas demandé leur nom et il n'a pas noté la date. Il a fait un bâton.
Ythier Bosc, soixante-neuf ans
Il est à la retraite depuis le printemps de l'année dernière. Il vient tous les matins. Il ouvre, il balaie, il fait du thé, il attend.
Il va bien. Il faut le jouer exactement comme ça et ne jamais laisser entendre autre chose : il a été détruit par une question il y a un an, et depuis un an il fait la seule chose au monde qui pouvait se servir de quarante années de sa vie. Il est utile. On l'attend. Il a un cahier.
C'est la plus grande tendresse de toute la campagne et elle est bâtie sur le pire moment qu'il ait vécu.
Ysabel Quéron, cinquante-deux ans
La première.
Par défaut : c'est la personne que les PJ ont trouvée dans les travées à hors-arc-a-qui-etait-celui-la.md , acte II — celle qui aimait le mort dont l'Onction d'un PJ est payée, et dont le chagrin a été abattu pour quatre journées. Un PJ est allé le lui dire. Si aucun PJ n'y est allé , c'est la première personne venue d'elle-même sur une rumeur, et le MJ choisit ce qu'elle a perdu.
Elle allait bien. Elle ne va plus bien. Elle n'ira plus bien.
Son année peut se jouer — quatre fragments de vingt minutes insérés dans les séances de l'arc III et de l'arc IV : hors-arc-le-texte-est-public.md . Il en sort trois réponses qui changent la manière dont se joue l'acte II ci-dessous, et le MJ doit les avoir sous les yeux.
Ce qu'elle a fait de son année : elle est allée à l'Office. Elle a demandé le texte. On le lui a donné parce qu'il est public et que personne ne le demande jamais. Elle l'a lu, revenue poser des questions, relu, recopié. Aujourd'hui elle connaît l'ordonnance de police des bêtes mieux que l'Office , et c'est une femme ordinaire qui a passé un an sur un seul texte.
La réquisition
Elle l'a déposée il y a trente-deux jours.
Elle est parfaitement fondée : des pièces remises au temple de l'Oiseau de feu aux fins de destruction sanitaire n'ont pas été détruites. C'est une infraction réelle, avec une procédure réelle. L'Office observe quarante jours (canon, lael_01 p.76-77) puis envoie quelqu'un.
Il reste huit jours.
Pour la déposer, elle a dû écrire ce qu'elle avait perdu, où, quand, et par la main de qui elle l'avait appris. C'est au dossier, à l'Office, signé, consultable. Elle a brûlé sa propre vie privée pour arrêter ça , et c'est la mesure de son sérieux.
Ce qu'elle demande
Rien de spectaculaire, et c'est ce qui la rend imparable.
Pas la destruction. Elle ne veut pas qu'on brûle les objets — elle trouve ça idiot et elle l'a écrit. Elle veut qu'on ferme la porte et qu'on cesse de répondre. Gardez tout. N'ouvrez plus.
Elle retirera la réquisition le jour même, elle l'a mis par écrit, et elle tiendra parole.
Ferry Naudin
Il est le quatrième nom de la semaine et il a rendez-vous dans trois jours.
Il n'a jamais mis les pieds ici. Il a soldé six échelles depuis un an, il est le meilleur du bureau, et si les PJ lui ont donné la règle des rubriques III il perd beaucoup moins d'hommes.
Il vient pour lui.
Il a fini par compter, comme il compte tout : sa femme, Jehanne, est différente depuis à peu près trois ans , et il avait mis ça sur le compte de l'apaisement. Il veut savoir s'il y a un objet à son adresse à lui.
Il y en a un. Rubrique II, il y a trois ans, avant qu'il ait sa licence, par une équipe qui n'existe plus. Quatre journées. Régulier en tout point.
Ce que Jehanne Naudin a cessé de ressentir : l'inquiétude de le voir partir le matin.
L'objet est le crochet où il accroche sa veste près de la porte. Elle le regardait. Il est dans une caisse, numéroté, et Bosc met quatre minutes à le trouver.
Naudin demandera à le tenir.

Acte I — Un mardi ordinaire
Jouer une demi-heure de service. C'est indispensable : sans ça, la demande d'Ysabel Quéron n'a rien à interrompre.
1. L'échelle
Il y a quelqu'un qui attend en haut, assis sur une borne, arrivé trop tôt. Il y a toujours quelqu'un arrivé trop tôt.
Bosc en bas, thé, cahier ouvert, deux colonnes. Il salue les PJ par leur nom et leur demande s'ils ont mangé.
2. Trois personnes
Trois, pas plus, et il faut les jouer en entier. Le MJ en garde deux de son choix et prend la troisième ci-dessous.
Un homme de trente ans qui veut savoir pourquoi il ne va plus voir sa mère. Réponse : il n'y a rien à son adresse. Ce n'est pas une bête. C'est juste qu'il n'y va plus. Il ne le croit pas et redescendra dans deux mois.
Une femme qui vient pour la troisième fois et à qui on a déjà répondu deux fois. Elle redemande la même chose. Bosc lui redonne la même réponse, avec la même patience, sans une ombre d'agacement. C'est ça, le service.
Une fille de dix-neuf ans , envoyée par sa tante, qui écoute la phrase au bas de l'échelle, dit « non merci » , et remonte. → Bosc fait un bâton dans la deuxième colonne. Le MJ ne commente pas.
3. La liste de la semaine
Quatre noms sur le cahier. Les trois du jour, et Naudin, jeudi.
Si un PJ le lit à voix haute, laissez le silence. Personne ne dit rien à ce moment-là.

Acte II — Ysabel Quéron
Elle descend l'échelle à la fin de l'après-midi, quand il n'y a plus personne. Elle connaît les horaires. Elle a attendu que ce soit calme pour ne pas faire de scène devant des gens qui souffrent.
Elle a une copie de la réquisition. Elle la pose sur la table et elle explique la procédure mieux que ne le ferait un commis, sans se tromper d'un mot.
Puis elle dit ce qu'elle a à dire. Une fois. Ne la faites pas répéter, ne la faites pas crier, et ne lui faites pas perdre son sang-froid.
« Vous dites aux gens ce qu'on leur a pris et vous ne leur rendez rien. Vous appelez ça un service.
Moi j'appelle ça ce que je vis depuis un an. J'étais bien. Vous êtes venus. Je ne suis plus bien et je ne le serai plus jamais, et il n'y a rien à faire, vous me l'avez dit vous-mêmes en arrivant.
Vous n'avez demandé à personne si vous en aviez le droit. Ni à moi, ni à eux, ni à qui que ce soit.
Exactement comme eux. »
Ce qu'elle n'est pas
*Si les PJ sont venus la voir dans l'année sans qu'elle appelle, elle s'assied en arrivant et tout cet acte se joue autour d'une table, entre gens qui se connaissent. C'est beaucoup plus dur à jouer. Si elle sait ce qu'ils sont, elle le dira une fois : « Je sais ce que vous êtes. Ça ne change rien. »
Elle n'est ni folle, ni amère, ni manipulée, ni au service de quelqu'un. Elle ne hait personne. Si un PJ s'excuse, elle acceptera l'excuse et ne retirera pas la réquisition.
Elle ne connaît pas l'existence de Nél, des Lithos, du Verrou ni du Galdr, et elle n'a pas besoin de les connaître pour avoir raison.
La seule ouverture
Si un PJ lui a menti au cours de l'année (`hors-arc-le-texte-est-public.md`, fragment 2) , il n'y a pas d'ouverture du tout : personne ne passera, pas même Naudin, et elle ne dira pas pourquoi. Sinon :
Elle acceptera de laisser passer une dernière personne — une seule, nommée — à une condition, et elle la posera elle-même si un PJ la pousse :
« Dites-moi, vous, ce que vous ne saurez jamais. En face. Alors je vous laisse celui-là. »
Un PJ qui le fait, sincèrement et à voix haute, marque 2 Souillure , et elle tient parole.
Elle dira oui pour la pire raison du monde, et elle ne s'en cachera pas : elle sait exactement ce que l'autre va ressentir, et elle ne veut plus être la seule.

Acte III — Jeudi
Ne le jouez que si les PJ ont obtenu ou pris le droit de le jouer.
Naudin arrive en fin de journée, après tout le monde, comme quelqu'un qui a fait la queue toute sa vie sans se plaindre. Il ne s'assied pas.
Il expose sa demande comme une commande de chantier : l'adresse, les dates, ce qu'il veut savoir, et il précise qu'il paiera si c'est payant.
Bosc dit la phrase. Naudin dit oui.
Quatre minutes. Puis un crochet de fer sur la table, avec une étiquette au nom de Ferry Naudin, parce que c'est ce que disait la réquisition d'il y a trois ans.
Il le regarde. Il demande s'il peut le tenir. On le lui laisse tenir.
Puis il pose la seule question qu'il ait jamais posée sur ce métier, et c'est la même qu'il y a un an, dans le même ton, sans une once d'ironie :
« Et ça, ça prend combien de temps ? »
Il veut dire : combien de temps ça met à revenir. Il n'a pas compris qu'on ne rend rien, ou il l'a compris et il redemande quand même.
Personne ne lui répond. Il remet le crochet sur la table, il remercie, il remonte l'échelle, et il ira travailler demain.

Acte IV — Huit jours
Quatre sorties, et aucune ne sauve la chose et la personne à la fois.
Ce que ça demande
Ce que ça fait
Fermer
Une phrase à Bosc.
Ysabel retire la réquisition le jour même. Les objets restent, la cave reste, l'échelle reste. Bosc vient toujours tous les matins , il ouvre, il balaie, il fait du thé, et il n'y a plus personne. Il ne se plaindra jamais et il ne partira pas.
Tenir
Rien à faire : laisser courir les huit jours.
Le sous-commis descend le quarantième jour. Il applique le texte. Les objets partent au feu pour de bon cette fois , et le service s'arrête aussi. On perd tout, et on l'aura choisi en ne choisissant pas.
Aller à l'Office
Bosc y va. Il connaît le bâtiment, les gens, l'usage.
Ça marchera probablement : un vieux commis qui demande un service à la maison où il a passé quarante ans. Et l'Office saura exactement où est la cave , avec un numéro de dossier, pour toujours. Bosc le sait et il ira quand même si on le lui demande. Il faut le lui demander en face.
Déménager
Huit jours, des bras, une autre cave, et mentir à un sous-commis.
Faisable. Le service reprend dans six semaines, ailleurs, plus petit, sans horaire fixe, et les gens le retrouveront — c'est ce qui est le plus triste dans cette ligne : ils le retrouveront. Ysabel aussi.
Le quarantième jour
Il descend l'échelle à neuf heures du matin. Vingt-six ans. Sous-commis à l'Office, nommé au printemps, scrupuleux, pas méchant, absolument pas corruptible et absolument pas cruel. Il n'est jamais descendu plus bas que le Châtiment de sa vie.
Il regarde les dix-neuf travées un long moment. Puis il sort son carnet et il demande, poliment, qui est responsable du registre.
Ythier Bosc se lève, donne son nom et son numéro de commis, et propose du thé.
Le jeune homme occupe le bureau de Bosc à l'Office depuis le printemps. Il n'a jamais rencontré son prédécesseur. Il ne le saura pas ce jour-là, et Bosc non plus.
C'est la dernière image de la campagne si vous jouez cette séance en dernier. Ne la commentez pas, ne la soulignez pas, et coupez là.

Discipline de MJ
Ysabel Quéron a raison. Ne lui donnez pas tort, ne la faites pas exagérer, ne lui inventez pas de motif caché. Si les joueurs trouvent une faille dans sa réquisition, elle en a une seconde, prête, dans le même dossier.
Bosc va bien. Aucune fêlure, aucune amertume, aucun regard perdu. Il est content. La table doit le voir content pendant tout l'acte I , sinon l'acte IV ne coûte rien.
Le service marche. Il ne fait de mal à personne qui n'ait accepté à voix haute au bas d'une échelle. C'est le meilleur argument des PJ et il ne suffit pas — c'est aussi, mot pour mot, l'argument des Temples.
Aucun adversaire, aucun jet d'attaque, aucun compte à rebours de Peur en combat. La séance se joue en conversations. Une table qui ne peut pas tenir deux heures et demie là-dessus doit jouer la PASSE 2 narrée à la place, et ce n'est pas un échec.
Ne faites pas revenir la Sainte, le Verrou, Omnos ni le Galdr. Rien de la grande trame n'entre dans cette cave. La séance est petite exprès.
Ce qu'il ne faut pas faire
Ne faites pas rendre quoi que ce soit. Pas une exception, pas un miracle, pas une fin où Jehanne Naudin se met à s'inquiéter de nouveau. Le titre est une règle.
Ne faites pas mourir Bosc , ni pendant, ni après. Il a soixante-neuf ans et il a encore des années. C'est le sujet.
Ne faites pas d'Ysabel une convertie. Elle ne descendra pas dans la cave à la fin pour aider. Elle rentre chez elle.
Ne récompensez aucune sortie. Pas d'or, pas de contact, pas de renseignement, pas d'esprit. Il n'y a rien à gagner dans ce fichier et c'est délibéré.
Ne laissez pas les PJ expliquer le miasme à Ysabel. Ils peuvent essayer. Elle écoutera poliment. Ça ne change strictement rien à son dossier et elle le dira.

Comptes à rebours
Compte à rebours
Type
Valeur
Déclencheur
À 0
Les quarante jours
progression
8 (un par jour ; on entre au trente-deuxième)
Le lever du jour
Le sous-commis descend l'échelle à neuf heures
Jeudi
progression
3
Le lever du jour
Ferry Naudin est en haut de l'échelle
Ni Ferveur ni Bûcher. La campagne est finie ; ces deux compteurs ne sont plus au tableau, et c'est la première séance dont ce soit vrai.
Adversaires
Aucun. Il n'y a pas non plus de bête, pas de remontée, pas de contrat et pas de paie.
Actes de Peur
Il en reste peut-être en réserve de la campagne. Quatre emplois, tous en conversation.
1.
1 Peur — la deuxième colonne. Le MJ dit le chiffre des trente et un, sans y avoir été invité, au milieu d'autre chose.
2.
1 Peur — la dernière phrase d'Ysabel. « Exactement comme eux. » Puis le MJ se tait et attend qu'un joueur parle.
3.
1 Peur — le crochet. Sur la table, avec l'étiquette au nom de Naudin.
4.
1 Peur — la question de Naudin. « Et ça, ça prend combien de temps ? »
Corruption & Veille
Aucune Souillure à rester dans la cave. Toujours. Un an n'y a rien changé.
Dire à Ysabel Quéron, en face, ce qu'on ne saura jamais : 2 Souillure.
Aucune Veille possible, aucun mort, aucun esprit à gagner. Personne ne meurt dans ce fichier.
Ce que le scénario laisse derrière lui
Si vous le jouez en dernier, ceci se dit une fois, à la fin, et la campagne s'arrête.
Un cahier à deux colonnes. Quelqu'un devra décider s'il continue à le tenir.
Un homme de soixante-neuf ans qui vient tous les matins , quelle que soit la sortie choisie, et qui viendra encore.
Une femme de cinquante-deux ans qui rentre chez elle et qui a gagné, ou perdu, et qui dans les deux cas ne va pas mieux.
Un crochet de fer , remis dans sa caisse, numéroté, à sa date.
Et la question que la séance ne pose jamais à voix haute : est-ce que les PJ, qui ont passé quinze séances à comprendre ce que coûte une institution qui donne aux gens quelque chose de vrai gratuitement, en ont fondé une meilleure — ou seulement une plus petite.
Notes d'après-partie
(à remplir : la sortie choisie, si un PJ a dit à Ysabel ce qu'il ne saura jamais et quoi, si Naudin est descendu, ce que la table a dit après la dernière réplique du sous-commis.)