Les Prières froides
Note Trente journées
statut rédigé
palier 3
duree une séance
insertion arc III, entre les séances 11 et 14 — après `hors-arc-ca-prend-combien-de-temps.md`
terrasse La Main qui travaille — l'échelle des Boisseliers, et une arrière-salle près du marché aux Suifs
themes sensibles escroquerie sur des personnes en deuil · une veuve qui vend les outils de son mari · un garçon de dix-neuf ans qui risque tout pour deux journées par semaine · retirer à quelqu'un un réconfort qui repose sur un mensonge

Scénario hors arc · palier 3 · une séance En une phrase
Un homme de quarante-quatre ans prend trente journées à des veuves en promettant de rattacher ce qu'on leur a détaché ; il ne rattache rien, il le sait, et neuf personnes vont mieux ; la veuve Sohier vend les outils de son mari dans quatre jours pour s'offrir une seconde cure.
Ce que le scénario est
C'est la séance sur la seule chose que la campagne n'a pas encore osé regarder en face : que le réconfort marche même quand c'est faux.
Girbert est un voleur. Il n'y a rien à découvrir là-dessus : il l'admettra à la première question. Le scénario ne consiste pas à le démasquer.
Il consiste à constater trois faits, dans cet ordre, et à décider quoi en faire :
1.
Il ne rend rien. Personne ne rend rien. C'est acquis depuis le premier contrat.
2.
Ses clientes vont mieux , réellement et vérifiablement, parce qu'un homme les fait asseoir dans une pièce chaude et leur pose de bonnes questions pendant trois soirs.
3.
Ce qu'il fait n'est pas un délit. Promettre n'est pas puni par l'ordonnance. En revanche, le copiste qui lui vend les adresses, lui, tombe sous le coup de trois articles.
C'est le tarif de la campagne, retourné : quatre journées pour vous le prendre (`hors-arc-quatre-journees.md`) , trente pour faire semblant de vous le rendre. Le second prix est le plus honnête des deux, parce que le second au moins vous demande votre avis.
Où l'insérer
Arc III, entre les séances 11 et 14 , et après `hors-arc-ca-prend-combien-de-temps.md` — il faut que la table ait rencontré la veuve Sohier une fois, chez elle, quand elle allait très bien.
Articulation avec l'année d'Ysabel Quéron
hors-arc-le-texte-est-public.md , fragment 3, fait dire à Ysabel qu'un homme lui a pris trente journées et qu'elle refuse de le nommer. C'est lui. Deux montages possibles :
Si ce scénario est joué…
Alors au fragment 3
avant le fragment 3
Ysabel a été volée avant que les PJ ne s'occupent de lui, et il n'y a plus rien à récupérer. Elle ne le nommera pas davantage. Un joueur peut reconnaître le signalement, et c'est tout. Le fragment devient beaucoup plus dur : il n'y a plus une seule chose réparable dans toute l'année.
après le fragment 3, et s'ils l'ont laissé courir
Ysabel est la dixième de la liste. Son nom est sur la feuille, de la main de Girbert, et les PJ le lisent avant de savoir ce qu'elle deviendra.
⚠ Avant de jouer
Thèmes en tête de fichier. Deux méritent une phrase :
il y aura une veuve qui vend les outils de son mari pour payer un homme qui ment ;
il y aura la possibilité de détruire la vie d'un garçon de dix-neuf ans en faisant exactement ce qui semble juste.

Ce qui est vrai Girbert, quarante-quatre ans
Vingt ans marchand de simples, mal, jusqu'à la faillite. Et avant ça, six ans commis laïc à l'hospice d'un Temple , où son travail consistait à tenir la main des gens.
C'est là qu'il a appris. Il l'a appris pour de vrai, en le faisant pour de vrai, et il est très bon.
Il est propre, poli, pas gras, pas onctueux. Il ne se donne aucun titre, ne porte aucun signe, ne prétend à aucun don. Il dit qu'il sait s'y prendre , et il laisse les gens compléter.
Il sait parfaitement que ça ne marche pas. Il le dira sans se défendre à la première question directe. Ce qu'il défendra, en revanche, c'est le reste.
La méthode
Trois soirées, dans une arrière-salle près du marché aux Suifs.
Il fait apporter un objet du mort . Il le prend, il le garde sur la table entre eux, il brûle quelque chose qui ne sent presque rien, et il pose des questions pendant deux heures. De bonnes questions. Dans l'ordre. Il revient sur ce qu'on lui a dit la fois d'avant.
La troisième soirée, il rend l'objet et il dit que c'est fait.
Un PJ qui assiste à une séance entière reconnaîtra ce qu'il voit , et ce sera le pire moment du scénario : Girbert fait, mal et pour de l'argent, ce qu'un Veilleur fait à un chevet. Il s'assoit, il reste, il écoute jusqu'au bout. Il ne délivre personne. Il ne prétend pas le contraire à un mort.
La pièce
Elle est chaude. Bon feu, deux chaises qui se font face, un pot de quelque chose de brûlant, et un linge propre pour ceux qui pleurent.
Il le lave. Chaque fois. Il le fait sécher devant l'âtre.
C'est le détail le plus tendre du fichier et c'est le plus accablant. Décrivez-le une fois, tôt, et ne le commentez jamais.
Ce qu'il fait vraiment
Neuf clientes en cours. Sept vont mieux. Une est comme avant. Une est pire et il a arrêté les séances de lui-même en rendant la moitié.
Il refuse des gens : un homme à six enfants le mois dernier, qui ne pouvait pas payer — ce n'est pas de la clémence, c'est du commerce. Et une femme dont le mari était mort depuis onze jours, à qui il a dit de revenir dans un an. Ce jugement-là est juste , et c'est du métier.
La liste
Une feuille pliée dans sa veste. Neuf noms, neuf adresses, neuf dates, et à côté de chacun une rubrique et un montant.
Il ne les trouve pas : il les achète. Fromond , dix-neuf ans, copiste au bureau des bêtes, chargé de recopier les fiches pour les archives de l'Office. Deux journées par semaine.
Le garçon ne se considère pas comme un voleur : il ne prend pas d'argent dans une caisse, il recopie des papiers administratifs qui ne valent rien et que personne ne relit jamais. Il a une mère et une sœur.
Girbert déménage tous les six mois (`hors-arc-le-texte-est-public.md`) — c'est-à-dire exactement au rythme où l'on change d'estimateur et de copiste au bureau (`../regles/la-chasse.md` §8) . Il n'a jamais eu à y penser : il suit la source.
La loi
Promettre de rendre un sentiment n'est pas un délit à Laelith. Il n'y a pas d'article. Ce n'est pas un oubli du législateur : l'ordonnance de police des bêtes traite de la salubrité, pas de la consolation, et personne n'a jamais imaginé qu'il faudrait légiférer là-dessus.
Girbert n'a rien commis de poursuivable. Fromond, si : communication d'écritures de service, détournement de pièce administrative, atteinte au secret des réquisitions. Trois articles. Le premier suffit à le renvoyer sans certificat, et un copiste sans certificat à dix-neuf ans ne recopiera plus jamais rien.
Dénoncer Girbert, c'est perdre Fromond et ne pas toucher Girbert , qui sera dans un autre quartier dans six semaines avec une autre source.
La veuve Sohier
Thomasse Sohier , échelle des Boisseliers. Les PJ l'ont vue une fois (`hors-arc-ca-prend-combien-de-temps.md`, acte I §3) : elle recevait bien, elle parlait de son mari sans effort, elle proposait de resservir, et il ne lui manquait rien.
Elle a fait ses trois soirées chez Girbert le mois dernier.
Et elle pleure. Pas son mari — elle ne le pleure toujours pas et elle ne le pleurera plus. Elle pleure d'avoir enfin pu dire à quelqu'un que quelque chose n'allait pas chez elle. Sur les Boisseliers, personne ne le lui a permis : tout le monde trouvait qu'elle se tenait bien.
Elle va réellement mieux et ça lui a coûté trente journées et un mensonge.
Elle veut une seconde cure : neuf soirées, quatre-vingt-dix journées. Girbert a accepté et lui a dit que ce serait plus long.
Elle vend les outils de tonnelier de son mari dans quatre jours. C'est la dernière chose de lui dans la maison. Elle les a gardés deux ans. Elle les vend pour payer un homme qui doit lui rendre le fait qu'il lui manque.

Acte I — Comment ils l'apprennent
Trois entrées possibles. Prenez celle qui colle à votre table ; ne les cumulez pas.
Par le bureau. Lestang, ennuyé, demande aux PJ d'aller voir : trois de ses chasseurs ont entendu parler d'un homme qui « défait ce qu'on fait » , et il trouve que ça fait mauvais effet sur la profession. Il ne veut pas d'histoire. Il veut que ça cesse.
Par les Boisseliers. Quelqu'un de l'échelle mentionne que la veuve Sohier vend les outils, et trouve ça bien : « il était temps qu'elle tourne la page. »
Par Ysabel Quéron , si le fragment 3 est déjà joué : le signalement colle.
La vente
Elle est annoncée chez le crieur : outils de tonnelier, quatre jours. Un lot, un prix, une date. C'est le compte à rebours du scénario et il est affiché en ville.

Acte II — L'arrière-salle Y aller comme client
Un PJ peut prendre rendez-vous. Girbert reçoit sur parole, sans acompte, et il n'a pas besoin de savoir qui vous êtes.
Il faut apporter un objet d'un mort . Un PJ Veilleur en a un sur lui : celui de son Prix (`../regles/esprits-et-vocation.md` §2) .
Girbert le posera sur la table entre eux. Il commencera à poser ses questions. Elles sont bonnes. Le MJ doit en poser trois vraies au joueur, et attendre les réponses.
Suggestions, à adapter au personnage : « Qu'est-ce qu'il aurait dit de vous, ce soir ? » · « À quoi est-ce que vous pensez juste avant d'y penser ? » · « Est-ce que vous lui avez demandé, ou est-ce qu'il a décidé tout seul ? »
C'est la scène du scénario. Un joueur qui répond honnêtement passera un mauvais quart d'heure et son personnage se sentira mieux après, et les deux sont vrais.
Le confronter
Il ne nie rien.
« Non, ça ne revient pas. Je le sais depuis six ans. Vous voulez que je vous dise quoi ? »
Et ensuite, sans élever la voix, dans l'ordre :
Ce qu'un PJ dira
Ce qu'il répond
Vous les volez.
*« Vous avez vu ce que le Crâne prend pour un office ? Douze journées, et personne ne pleure. Elles pleurent chez moi. »*
Vous leur mentez.
« Elles ne me demandent pas si c'est vrai. Elles me demandent quand est-ce qu'on recommence. »
Vous allez les chercher.
« Je ne suis allé chercher personne. Elles sont venues. Demandez-leur. » — et il a raison, il faut leur demander, et elles reviendront.
Rendez l'argent.
Non. C'est le seul point sur lequel il ne cédera pas et il argumentera longtemps. Il estime avoir travaillé.
Le faire fuir
Il part sans se battre. Il est seul, il a quarante-quatre ans, il n'a pas d'arme et il ne prendra aucun risque physique. Ne lui donnez pas de sbires et ne lui donnez pas de couteau.
Il sera ailleurs dans six semaines. Il faudra six semaines de plus pour trouver un copiste.

Acte III — Fromond
Dix-neuf ans, mince, poli, terrifié dès la première phrase parce qu'il attend cette conversation depuis quatre mois.
Il n'a rien à négocier et il le sait. Il dira la vérité intégralement, tout de suite, y compris ce qu'on ne lui demande pas. Il ne chargera pas Girbert.
Ce qu'il dira et qui compte :
« C'est des papiers. Ils vont dans une caisse à l'Office, on ne les rouvre jamais. J'ai vérifié. J'ai regardé combien de fois on avait sorti une fiche en dix ans. Trois fois. »
Il a vérifié. À dix-neuf ans, avant de commencer, il est allé vérifier que ça ne servait à personne — et il avait raison, et c'est ce qui le condamne, parce que ça prouve qu'il a réfléchi.
Il a une mère et une sœur de onze ans. Deux journées par semaine, ça fait la différence.

Acte IV — Les cinq sorties
Ce que ça demande
Ce que ça fait
Reprendre l'argent
De la contrainte. Il ne se battra pas, mais il ne donnera rien de bon gré.
Trente journées rendues à Thomasse Sohier, qui ne les a pas demandées et qui vous demandera pourquoi vous lui avez retiré la seule chose qui l'ait aidée. La vente des outils est annulée. Elle ne vous en remerciera pas.
Le dénoncer
Une déposition.
Il ne se passe rien pour Girbert — pas d'article, pas de poursuite. Fromond est renvoyé sans certificat et ne recopiera plus jamais rien. Girbert sera au Nuage dans six semaines. (Ce que devient Fromond en un an : `hors-arc-on-ne-travaille-pas-seul.md`.)
Le faire arrêter de mentir
Une conversation, et une réponse à sa question.
Il écoutera. Ça lui coûte son prix : sans la promesse, il ne vaut plus trente journées. Il demandera, sincèrement : « Et je leur dis quoi, alors ? » et un joueur doit répondre, à la table, à voix haute. S'il y a une réponse, il essaiera. À six journées la cure. Et ça continuera de marcher.
Le laisser
Rien.
Les outils sont vendus le quatrième jour. Elle paie quatre-vingt-dix journées, elle va mieux, et il ne reste plus rien à vendre dans cette maison.
Prendre sa place
Aller voir Thomasse Sohier, lui dire la vérité entière, et s'asseoir. Gratuitement.
Ça marche. Aussi bien que Girbert, peut-être mieux. Et il y a huit autres clientes, et personne ne les a comptées, et il faudra revenir la semaine prochaine. (Si le groupe tient déjà la cave — `hors-arc-on-ne-rend-rien.md` — c'est la même décision, en plus petit, et deux ans plus tôt.)

Fin
Prenez celle qui correspond, et coupez juste après.
Si les outils sont vendus : le quatrième jour, sur le carreau, un lot de rabots, de compas et de tire-fonds part à un tonnelier de la Chaussée pour un peu plus que le prix. Thomasse Sohier n'est pas venue voir. Elle avait dit qu'elle ne voulait pas.
Si les outils restent : elle les remet dans le coffre, sous la fenêtre, où ils sont depuis deux ans. Puis elle demande aux PJ s'ils veulent bien s'asseoir un moment. Et il faut répondre.
Et dans les deux cas, quelque part dans la ville, un homme lave un linge et le met à sécher devant l'âtre , parce qu'il en aura besoin demain soir.

Discipline de MJ
Girbert n'est pas sympathique et il a raison sur trois points sur quatre. Ne le rendez pas attachant, ne le rendez pas répugnant, et ne lui donnez pas de remords.
Les clientes vont mieux. C'est le fait central et il ne se discute pas. Une table qui essaie de démontrer que c'est un placebo qui s'effondrera a raison sur le mécanisme et tort sur ce qui se passe dans la pièce.
Ne donnez pas de suite à Girbert. Aucun lien avec le Mythe, les Temples, Omnos, le Galdr ou la trame. C'est un homme qui a trouvé un créneau. La campagne n'a pas besoin qu'il soit plus que ça, et elle a besoin qu'il ne le soit pas.
Ne sauvez pas Fromond par une pirouette. S'il est dénoncé, il est renvoyé, point. Personne n'intervient, personne ne le reprend, et les PJ ne le recroisent pas dans les mois qui suivent. (Un an plus tard, si : `hors-arc-on-ne-travaille-pas-seul.md`. Rien n'y est adouci — ce qu'il est devenu est pire que ce que la table imaginait, et c'est à cette seule condition que ce fichier-là existe.)
Ne faites pas Thomasse Sohier reconnaissante. À aucune sortie. Elle est polie.
Ce qu'il ne faut pas faire
Ne faites jamais fonctionner la promesse. Rien ne revient, chez Girbert pas plus qu'ailleurs. Le titre de `hors-arc-on-ne-rend-rien.md` est une règle du cadre , pas un slogan d'une séance.
Ne faites pas de Girbert un Veilleur raté ni un ancien Veilleur. Il n'a aucun don, aucune Onction, aucune trace. Il a six ans d'hospice et de bonnes questions. C'est ce qui fait mal.
Ne mettez pas d'adversaire. Pas de gros bras, pas de fuite en toits, pas de bagarre. Il part.
Ne réglez pas la question à la place des joueurs. Sa question de l'acte IV — « et je leur dis quoi, alors ? » — est posée à la table, pas au personnage. Attendez.

Comptes à rebours
Compte à rebours
Type
Valeur
Déclencheur
À 0
La vente
progression
4 (un par jour)
Le lever du jour
Les outils partent sur le carreau, et la seconde cure est payée
Le Bûcher
campagne
en cours
+1 si un PJ s'assoit comme client et se sert d'une carte de domaine dans l'arrière-salle
voir `../regles/esprits-et-vocation.md` §3
La Ferveur ne bouge pas. Rien de ce qui se passe ici ne passe par un Temple.
Adversaires
Aucun. Girbert ne se bat pas, Fromond ne se bat pas, et personne d'autre n'est armé.
Actes de Peur
1.
1 Peur — la question. Girbert pose sa deuxième question au PJ assis en face de lui, et le MJ attend la réponse du joueur sans meubler.
2.
1 Peur — la veuve. Thomasse Sohier explique, très clairement et sans se plaindre, pourquoi elle vend les outils.
3.
1 Peur — j'ai vérifié. Fromond dit qu'il est allé compter combien de fois on avait rouvert une fiche en dix ans.
4.
1 Peur — le linge. Le MJ décrit Girbert en train de le laver. Une fois. Sans un mot de plus.
Corruption & Veille
S'asseoir chez Girbert comme client et répondre honnêtement à ses trois questions : efface 1 Souillure. Oui. C'est délibéré, ça n'a rien de surnaturel, et le MJ ne l'explique pas.
Reprendre l'argent par la contrainte : 1 Souillure pour celui qui s'en charge.
Faire renvoyer Fromond : 1 Souillure pour chaque PJ qui a signé la déposition.
Aucun mort, aucune Veille, aucun esprit.
Ce que le scénario laisse derrière lui
Huit autres clientes , jamais rencontrées, dont on connaît les noms parce qu'ils sont sur une feuille pliée. Le MJ n'en fait rien. Il suffit que les joueurs aient lu la liste.
Une phrase sans réponse « et je leur dis quoi, alors ? » — qui reviendra d'elle-même le jour où les PJ tiendront la cave.
Un coffre sous une fenêtre , ouvert ou vide.
Et le tarif complet de la campagne, enfin lisible : quatre journées pour vous le prendre, vingt pour une logée, trente pour faire semblant de vous le rendre, et rien du tout pour s'asseoir en face de vous et ne rien promettre.
Notes d'après-partie
(à remplir : ce qu'un joueur a répondu aux questions de Girbert, ce qu'ils ont répondu à sa question à lui, ce qu'ils ont fait de Fromond, et si le coffre est resté fermé.)