Les Prières froides
Note À qui était celui-là
statut rédigé
palier 3
duree une séance, deux si le groupe fouille
insertion arc III, entre les séances 10 et 13
terrasse Le Châtiment — la halle aux suifs, salle du fond
themes sensibles un vieil homme qui découvre à 68 ans ce qu'il a fait de sa vie professionnelle · deuils retirés à des gens sans leur accord · archives détruites par une décision administrative ordinaire · les PJ apprennent que quelqu'un a pleuré leur mort et qu'on le lui a enlevé

Scénario hors arc · palier 3 · une séance En une phrase
La salle du fond du bureau des bêtes contient cinq mille objets domestiques étiquetés depuis deux cents ans ; l'Office ordonne de la vider en quatre jours pour loger la nouvelle embauche ; et maître Ythier Bosc, qui a écrit deux mille de ces étiquettes, n'a jamais eu à répondre à une seule question sur son travail.
Ce que le scénario est
Ce n'est pas un scénario d'archives. C'est un scénario sur un homme.
Une salle pleine de renseignements n'est pas une séance : c'est un décor. Ce qui fait la séance, c'est que le renseignement n'est pas rangé dans les étiquettes — il est rangé dans un commis de soixante-huit ans qui part à la retraite au printemps , qui a passé quarante ans à noter des adresses et à épousseter des objets, et à qui personne n'a jamais demandé à qui ils étaient.
Il peut répondre. C'est ça, l'horreur : il se souvient.
Et la première fois qu'un PJ pose la question, Bosc commence, à soixante-huit ans, à mettre bout à bout les deux moitiés de ce qu'il a fait — pendant que la séance entière, il est ravi qu'on s'intéresse enfin à son travail.
Contexte pour le MJ : ../regles/la-chasse.md §3 (la preuve, la salle du fond) et §8 (le bureau) · ../univers/le-miasme.md §3 (les six règles) · ../sessions/hors-arc-quatre-journees.md (la règle du mauvais nom).
Où l'insérer
Arc III, entre les séances 10 et 13. Il faut deux choses acquises :
1.
le groupe a joué au moins deux contrats et connaît la halle aux suifs ;
2.
au moins un PJ a demandé, une fois, à qui appartenait un objet rapporté. Si personne ne l'a jamais fait, jouez d'abord hors-arc-quatre-journees.md — la séance repose entièrement sur le fait que la question puisse venir d'un joueur.
Ce que le scénario donne à l'arc III : la date.
L'arc III est celui où les PJ apprennent que la ferveur baisse et que le Verrou refroidit. Ici, ils le lisent , écrit à la main, sur deux siècles, par des gens qui faisaient de l'inventaire. Et ils trouvent, quelque part dans les caisses du bas, la semaine de leur propre Onction.
⚠ Avant de jouer
Thèmes en tête de fichier. Deux méritent une phrase à la table :
il y aura un vieil homme qui comprend trop tard ce qu'a été son métier , et il ne s'en remettra pas ;
chaque PJ pourra apprendre que quelqu'un a pleuré la personne qui a payé son Onction, et qu'on le lui a retiré. Un joueur qui ne veut pas de ça pour son personnage doit pouvoir le dire maintenant.

Ce qui est vrai
Faits objectifs, que les PJ les découvrent ou non.
La salle
Au fond du rez-de-chaussée de la halle aux suifs, derrière le bureau et la soupe. Une porte ordinaire, jamais fermée à clé — il n'y a rien à voler, tout le monde en est d'accord.
Dix-neuf travées de rayonnages, montées la même année par le même charpentier, toutes de la même taille. Une travée par décennie. Cinq mille objets, étiquetés, numérotés, classés par date puis par rubrique : une botte, une épingle, un morceau de volet, une anse, un tabouret, un dé à coudre, une clé, un peigne, un ballot, une lanterne, une poignée de porte, un chausson d'enfant.
Il fait froid et sec. Ça sent le suif à travers la cloison. Rien n'y bouge et rien n'y est corrompu : un Veilleur qui entre ne voit strictement rien, pour la première et la seule fois de la campagne. Ce ne sont que des objets, et ils appartiennent tous à des gens qui, pour la plupart, sont encore vivants.
Ils sont propres. Bosc les époussette.
Le compte
C'est la découverte du milieu de séance et elle ne demande aucun jet : il suffit de regarder les travées.
Travées
Ce qu'on voit
1 à 17 (cent soixante-dix ans)
À moitié vides. Une douzaine d'objets par an, six licences dans toute la ville, et le charpentier avait vu large.
18
Pleine.
19
Doublée en cours de route — on a ajouté des planches, mal, avec du bois différent.
par terre
Trois ans en caisses , parce qu'il n'y a plus de travées. Et les caisses sont datées par mois , parce qu'à l'année elles débordent.
C'est le compte à rebours de la Ferveur, écrit à la main sur deux cents ans, par des gens qui croyaient faire de l'inventaire. (`../univers/le-miasme.md` §2.)
Le MJ ne le dit jamais. Il décrit du bois.
Les trois marches. Dans les caisses, le rythme n'est pas régulier : il monte par paliers. Le MJ choisit trois dates dans sa propre campagne et fait en sorte que le nombre de caisses saute à chacune. L'une des trois doit être une date que les joueurs reconnaissent comme la leur.
Si la table ne l'a pas relevé au bout de dix minutes, laissez tomber et n'y revenez pas. Ce n'est pas une énigme à résoudre, c'est un objet à voir.
Le mauvais nom
Chaque étiquette porte une date, une rubrique et un nom d'adresse : celui du logement où la bête a été abattue.
Ce nom est faux à peu près une fois sur deux, et pour une raison honnête : une suivante suit la personne dont il est question , pas celle qui a le sentiment (`hors-arc-quatre-journees.md`) . Deux siècles de commis consciencieux ont écrit le nom du malade, du mari, de l'enfant — jamais celui de qui ressentait.
Les objets, eux, sont justes. L'objet appartient toujours à la bonne personne.
Donc la salle contient le renseignement en entier, dans l'ordre, daté, gratuit, sur des étagères — et il est illisible par l'étiquette. Il n'est lisible que par l'objet, à condition de demander à qui il était.
Ythier Bosc
Soixante-huit ans. Commis de l'Office royal-divin des créatures étranges, quarante ans à la même table. Il poinçonne les plaques, il rédige les étiquettes, il range, il époussette. Retraite au printemps.
Deux mille étiquettes sont de sa main.
Il est doux, il tutoie gentiment, il offre du thé, il est content d'avoir de la visite. Il n'a jamais rien fait de mal et il n'a jamais désobéi à personne.
Et il se souvient. Pas de tout — mais d'énormément. Quarante ans d'adresses, de visages venus faire une réquisition, d'objets rapportés par des chasseurs mouillés. Montrez-lui un objet des vingt dernières années et il vous donnera la rue, l'année, souvent le métier des gens et parfois ce qu'ils avaient dit.
Personne ne lui a jamais posé une seule question.
L'ordre
Il est arrivé avant-hier, signé d'un sous-commis de l'Office qui n'est jamais venu à la halle.
« Vu l'accroissement des effectifs sous licence, la salle de dépôt de la halle aux suifs sera vidée dans les quatre jours et affectée au logement du matériel. Les pièces conservées seront remises au temple de l'Oiseau de feu aux fins de destruction sanitaire. »
Personne n'a mal agi.
Le sous-commis a raison : deux cent quarante chasseurs ne tiennent pas dans la halle.
L'Oiseau de feu a raison : le feu est le seul solvant (`../univers/le-galdr.md` §4) , la destruction sanitaire est la bonne pratique, et ils la feront proprement et sincèrement.
Lestang ne se bat pas. Il a lu l'ordre, il l'a posé sur son bureau, et il a fait la paie.
Il n'y a pas de méchant dans cette séance. Il y a une charrette qui vient vendredi.

Acte I — La visite 1. La soupe, et l'ordre sur le comptoir
Les PJ viennent pour autre chose — solder un contrat, toucher, manger. L'ordre est sur le bureau de Lestang, à l'endroit, lisible par n'importe qui.
Lestang n'en parlera pas de lui-même. Interrogé, il hausse les épaules : « il leur faut la place. » Il ne trouve pas ça bien. Il ne trouve pas ça mal. Il a quarante-huit heures pour recruter six hommes et il pense à ça.
Ce qui doit rester dans l'oreille, dit à voix normale par quelqu'un qui compte de la monnaie : « Bosc est au fond, il fait les caisses. Il est là depuis avant-hier. »
2. Le fond
Bosc est ravi. Il n'a pas vu quelqu'un entrer ici depuis onze ans.
Il fera visiter. Il montrera les dix-neuf travées, le bois différent de la dix-neuvième, la manière dont il classe. Il expliquera pourquoi les caisses sont datées par mois « parce que sinon on ne s'y retrouve plus » . Il montrera un chausson d'enfant de 1782 dont il est un peu fier parce que l'étiquette est encore lisible.
Il tend l'objet. Et il attend qu'on le regarde , comme un homme qui a préparé sa visite depuis quarante ans sans jamais avoir de visiteur.
3. La question
Elle viendra d'un joueur. Ne la provoquez pas. Si elle ne vient pas dans cette scène, elle viendra dans la suivante, et sinon la séance sera une autre séance et ce sera très bien aussi.
À qui il était, celui-là ?
Bosc ouvre la bouche pour répondre que c'est marqué sur l'étiquette.
Puis il ne répond pas.
Comptez trois secondes. Puis il dit une rue, une année, et le métier du père. Puis il se tait encore. Puis il va chercher un autre objet, tout seul, sans qu'on lui demande.
À partir de là, il ne s'arrête plus de la séance.

Acte II — Ce qu'il y a dedans
Trois choses se trouvent dans cette salle, et pas une quatrième. Le MJ n'en ajoute aucune.
A. Le compte
Voir plus haut. Aucun jet — il suffit de regarder le bois.
Un PJ qui compte les caisses des trois dernières années obtient un chiffre par mois. Bosc lui donnera les précédents de mémoire, avec plaisir, parce que c'est la première fois qu'on lui demande un chiffre.
B. L'objet de chaque PJ
Un par personnage, préparé avant la séance à partir de sa fiche.
Chaque PJ a nommé, à la création, la personne dont la mort a payé son Onction. Il en porte un objet (`../regles/esprits-et-vocation.md` §2) .
Dans les travées, à la bonne date, à la bonne adresse, il y a un autre objet — qui n'est pas le sien et qui n'est pas celui du mort.
C'est celui de quelqu'un d'autre qui aimait ce mort , et dont le chagrin est sorti cette semaine-là. Une équipe est venue, a fait le travail, a rapporté la pièce, a touché quatre journées. La personne est vivante. Elle ne pleure plus ce mort et elle ne sait pas qu'elle ne le pleure plus. C'était en règle, c'était payé, l'étiquette porte le nom du défunt parce que c'est ce que disait la réquisition.
Le PJ qui identifie cet objet marque 2 Souillure.
Bosc, si on lui demande, se souviendra du nom de la personne vivante. Souvent.
Il n'y a rien à faire de ce renseignement. On ne rend pas un sentiment abattu.
Un PJ ira quand même le lui dire. C'est prévu : son année est écrite dans hors-arc-le-texte-est-public.md , et ce qu'elle en fait dans hors-arc-on-ne-rend-rien.md .
À un seul PJ, et un seul, le MJ peut donner la variante : l'objet est celui du mort lui-même, daté de la semaine d'avant sa mort. Ce qu'il ressentait, et pour qui, la semaine où il a décidé de payer. Ne le donnez qu'à un joueur qui l'aura cherché.
C. Les onze caisses du Dénuement
Fil optionnel — ne le placez que si l'arc II est derrière vous.
Dans les caisses du mois dernier, onze pièces viennent des jardins du Dénuement , ce qui devrait être impossible : la remontée n'a pas atteint les jardins.
Les onze sont classées rubrique III. Logées. Et une logée, selon la règle que l'Office ignore, c'est une bête dont le propriétaire est mort (`../bestiaire/la-logee.md`) .
Onze morts en un mois dans un quartier, avec chacun un sentiment qui ne s'est pas arrêté.
Bosc trouve ça curieux. Il l'a noté dans son cahier, à la ligne, sans commentaire, parce que c'est son travail de noter. Il n'en tire rien et le MJ non plus.

Acte III — Bosc
C'est le cœur de la séance et ça ne se joue ni au jet ni au combat.
Il se passe six choses, dans cet ordre, sur les quatre jours. Une par scène , et le MJ ne souligne aucune.
1.
Il répond. Avec plaisir. Il est bon, il est précis, il rit d'un objet ridicule de 1794.
2.
Il devance. Il va chercher les objets avant qu'on demande. Il en aligne dix sur la table.
3.
Il fait des piles. Il commence, sans le dire, à séparer ceux dont il se souvient de ceux dont il ne se souvient pas. La première pile est beaucoup plus grande.
4.
Il cesse d'emballer. Les caisses de déménagement n'avancent plus. Lestang le remarquera et ne dira rien.
5.
Il pose une question. Une seule, à un PJ, tard, sans préambule :
« Est-ce que tu crois qu'elle s'en est aperçue ? » Il ne dit pas de qui il parle. Il ne le redira pas. Aucune réponse ne convient et il n'en attend pas. 6. Il dort là. Le quatrième matin, on le trouve dans la salle, sur une chaise, la lampe encore allumée. Il dira qu'il a voulu finir. Il n'a rien fini du tout et il n'a rien commencé d'autre.
Ce qu'il ne fait pas
Il ne devient pas fou. Il ne se corrompt pas. Il n'a pas de bête. Il ne se tue pas.
Il est simplement fini , à soixante-huit ans, deux mois avant sa retraite, et il ira quand même au bureau tous les matins jusqu'au printemps parce qu'il ne sait pas faire autrement.
La tendresse de la séance est là et elle est atroce : c'est la meilleure semaine de sa vie professionnelle. On s'intéresse à son travail. On lui pose des questions. Il fait du thé, il reste tard, il est utile. Il ne s'aperçoit de rien , et le MJ ne doit jamais laisser entendre le contraire.

Acte IV — Vendredi
La charrette de l'Oiseau de feu arrive à sept heures. Deux frères, une mule, des gants. Ils sont polis, ils sont pressés, ils ont trois enlèvements dans la journée.
Cinq sorties. Aucune n'est bonne, et la plus facile est la plus défendable.
Ce que ça demande
Ce que ça fait
Laisser brûler
Rien. Être là ou ne pas être là.
C'est régulier, c'est sanitaire, c'est correct : le feu dédit , et deux siècles de dépôt partent pour de bon. Personne ne saura jamais ce qu'il y avait dans cette salle. Y compris les PJ, s'ils n'ont pas regardé.
Sauver la salle
Une charrette, un local, et une explication pour Lestang. Deux nuits de travail.
Cinq mille objets quelque part. Celui qui les détient détient la chose , et il faudra décider tous les mois de ne pas s'en servir.
Copier les étiquettes
Rapide, portatif, deux nuits de copie.
Ça produit exactement le document que le Crâne cherche — et sans les objets, il ne reste que les mauvais noms. On fabrique le filet et on jette la vérité.
Donner
Un destinataire.
L' Université matérialiste l'accepterait, l'analyserait, et ne publierait rien — ils ont analysé la cendre quatre fois et publié zéro fois. Sûr pour toujours, inutile pour toujours. Le Crâne l'accepterait aussi. Mère Zig-Zag l'achèterait comptant et ne dirait pas pourquoi.
Brûler eux-mêmes, proprement
Une nuit, du bois, et le dire à Bosc.
La seule sortie qui garantisse que personne ne s'en serve jamais. Et elle détruit le seul relevé honnête de deux cents ans de ce que les gens de cette ville ont ressenti , de la main des seules personnes qui aient jamais su ce que c'était.
Le clerc du Crâne
À jouer le deuxième jour, quoi qu'il arrive.
La visite semestrielle de vérification des numéros (`../regles/la-chasse.md` §6) . Un clerc poli, compétent, qui a un carnet et qui prend le thé.
Il voit l'ordre sur le bureau. Il demande si l'on peut lui faire tenir une copie des étiquettes avant destruction, pour le classement du Crâne. C'est une demande de routine, elle n'a rien d'inquiétant, elle est même serviable, et Lestang n'a aucune raison de refuser.
Le Bûcher monte de 1 si les PJ interviennent d'une manière ou d'une autre pour l'en empêcher. Il ne monte pas s'ils laissent faire.

Fin
Deux images. Prenez la première ; gardez la seconde pour un groupe qui a sauvé la salle.
La charrette part. Bosc la regarde depuis la porte, avec son tablier, et il rentre faire du thé. Il n'a rien empêché, il n'a rien demandé, et il ne travaillera plus jamais correctement. La salle est vide et propre. Il l'a balayée avant qu'ils arrivent.
Ou bien : la salle est sauvée, elle est dans une cave, et c'est le groupe qui a la clé. Un mois plus tard, un PJ y descend seul, sans raison, et reste une heure. Le MJ ne demande pas ce qu'il cherchait.

Discipline de MJ
Ne faites pas de la salle une énigme. Il n'y a rien à déchiffrer, aucun code, aucune pièce cachée. C'est un local propre avec des étagères, et tout est écrit dessus.
Ne laissez pas Bosc expliquer le miasme. Il n'en sait rien. Il sait des adresses.
Ne faites pas résister l'Oiseau de feu. Ils sont deux, ils sont gentils, et si on leur demande d'attendre un jour, ils attendent un jour et notent le retard.
Ne donnez pas de bête à cette séance. Aucun combat. Une table qui en réclame un peut sortir solder un contrat de menue entre deux scènes, et ça ne changera rien.
Ne résolvez pas le compte. Personne ne dit le mot ferveur , personne ne fait le lien, et il n'y a pas de PNJ qui comprenne. Les seuls qui peuvent sont autour de la table.
Ce qu'il ne faut pas faire
Ne faites jamais dire à Bosc qu'il a mal fait son travail. Il l'a très bien fait. C'est ça qui est insupportable.
Ne récompensez pas le sauvetage de la salle. Pas de contact, pas d'or, pas de faveur, pas de renseignement supplémentaire. On obtient une cave pleine d'objets et une décision à reprendre tous les mois.
N'utilisez jamais la salle plus tard comme moteur d'intrigue. Si les PJ la gardent, elle reste là. Le jour où ils s'en servent, ce doit être eux qui le décident, et pour quelqu'un en particulier. (La séance qui respecte cette condition et la seule : `hors-arc-on-ne-rend-rien.md`.)
Ne faites pas mourir Bosc. Il va au bureau tous les matins jusqu'au printemps. C'est pire.

Comptes à rebours
Compte à rebours
Type
Valeur
Déclencheur
À 0
La charrette
progression
4 (un par jour)
Le lever du jour
L'Oiseau de feu emporte tout à sept heures
Bosc
conséquence
6
Chaque scène où un PJ lui pose une question sur un objet
Le sixième événement de l'acte III : on le trouve endormi dans la salle
Le Bûcher
campagne
en cours
+1 si les PJ empêchent le clerc du Crâne d'obtenir sa copie
voir `../regles/esprits-et-vocation.md` §3
La Ferveur ne bouge pas de cette séance. Rien de ce qui s'y passe n'en dépense — et c'est la seule séance de l'arc III dont ce soit vrai.
Adversaires
Aucun. C'est délibéré et il faut le tenir.
Actes de Peur
1.
1 Peur — l'étiquette. Un PJ lit l'étiquette d'un objet qu'il vient de reconnaître, et le nom dessus est celui d'un mort qu'il connaît. (Voir acte II, B.)
2.
1 Peur — la pile. Le MJ décrit, sans commentaire, les deux piles que Bosc a faites, et laquelle est la plus grande.
3.
1 Peur — la question de Bosc. « Est-ce que tu crois qu'elle s'en est aperçue ? » Une fois, tard, à un seul PJ.
4.
1 Peur — le clerc remercie. Il obtient sa copie, il remercie chaleureusement, il range son carnet, et il dit qu'il repassera à la Saint-Michel.
Corruption & Veille
Une scène dans la salle : aucune Souillure. C'est le seul lieu de la campagne où un Veilleur ne voit rien du tout. Ne le commentez pas.
Identifier l'objet lié à son propre Prix : 2 Souillure.
Aucun esprit à gagner, aucun mort à veiller, aucune Veille possible nulle part dans ce fichier.
Ce que le scénario laisse derrière lui
Un chiffre. Le nombre de caisses par mois depuis trois ans. Les joueurs l'ont écrit sur leur feuille. Il ne s'oublie pas.
Un homme au bureau tous les matins jusqu'au printemps , qui fait du thé et qui a arrêté de ranger.
Une décision qui revient. Si la salle est sauvée : tous les mois, quelqu'un a une bonne raison d'y descendre. La campagne n'a pas besoin d'y revenir — il suffit que le MJ demande une fois, entre deux séances, si quelqu'un y est allé. Un an après : `hors-arc-on-ne-rend-rien.md` , la seule séance qui ait le droit d'y revenir, parce que ce sont les PJ qui auront décidé de s'en servir, et pour quelqu'un en particulier. Elle se joue aussi si la salle a brûlé.
Et, pour un PJ : un nom. Une personne vivante, à une adresse connue, qui a cessé de pleurer quelqu'un qu'il aimait, et qui va très bien.
Notes d'après-partie
(à remplir : qui a posé la question le premier, quelles trois dates le MJ a choisies, ce que les joueurs ont fait de la salle, ce qu'ils ont répondu à Bosc.)